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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 09:05

Recul de l’âge de la retraite

Parisot en rêve,
Sarkozy veut le faire

mercredi 2 juin 2010, par Frédéric Dayan

On entend bien peu le patronat depuis qu’Eric Woerth a été nommé chef du chantier de la réforme des retraites. Mais c’est pourtant bien la patronne des patrons qui est la muse et l’inspiratrice des mesures qui se préparent. Ainsi, après l’annonce de la fin de la retraite à 60 ans, les manifestations d’un million de personnes le 27 mai et les sondages qui persistent à contester cette mesure, la présidente du Medef vole au secours d’un gouvernement qui peine à convaincre.
 
Laurence Parisot estime dans le Figaro aujourd’hui que "la promesse de s’arrêter à 60 ans, ce n’était pas un acquis social, mais au contraire une grande illusion ou un grand mensonge". Pire, "avoir au-dessus de la tête une telle épée de Damoclès, en le sachant plus ou moins, a participé depuis des années au moral dépressif de beaucoup de Français". Laurence Parisot reconnaît qu’une "telle réforme suppose effectivement une modification profonde du management en termes de ressources humaines, ainsi qu’un changement radical en terme de formation. (...) Il nous faudra assimiler cette évidence qu’à 55 ans, on ne gère pas une fin de carrière mais une nouvelle étape dans la vie professionnelle", ajoute-t-elle. Mais qui peut encore donner crédit aux promesses du patronat qui ne cesse de revendiquer la fragilisation des parcours professionnels, qui précarise les plus jeunes et chasse les séniors de l’emploi ?

On se souvient que le président Sarkozy avait promis qu’il ne toucherait pas à la retraite à 60 ans comme le lui demandait Laurence Parisot, au motif que les Français ne l’avaient pas élu pour cela. Aujourd’hui, le président foule au pied ses engagements et la patronne des patrons en redemande. Ainsi Laurence Parisot se prononce à la fois pour un relèvement de l’âge de départ et un allongement de la durée de cotisations. "Reste à savoir à quel rythme", s’interroge-t-elle. "Le gouvernement raisonne aujourd’hui sur la base d’un trimestre par an, mais pourquoi pas un semestre par an, si ça permettait un vrai retour à l’équilibre, il me semble que ça en vaudrait la peine".

Comme on le voit, le Medef a bien compris lui aussi que rien n’est joué sur la réforme des retraites. Il veut toujours pire. A nous de nous mobiliser pour obtenir le meilleur.
Une autre réforme est possible :
le 24 juin, soyons plus nombreux à le dire.
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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 10:47

Les promesses n'engagent

que ceux qui les croient

 



L’adage n’a jamais été aussi vrai avec Nicolas Sarkozy, dont la presse a exhumé cette semaine les promesses de bateleur de foire alors que le président dénonçait l’héritage de François Mitterrand avec la retraite à soixante ans. « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même que les 35 heures continueront d’être la durée hebdomadaire légale du travail. Que ce soit un minimum, cela me va très bien », disait notamment le prétendant à l’Élysée dans une interview au Monde (23 janvier 2007).

 

 Un an après son accession à l’Élysée, le 27 mai 2008, le président rejetait aussi sur RTL l’idée de porter l’âge légal de la retraite à 63,5 ans, comme le proposait alors la présidente du Medef Laurence Parisot. « Elle a le droit de dire ça, je dis que je ne le ferai pas pour un certain nombre de raisons et la première c’est que je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français je n’ai donc pas de mandat pour faire cela et ça compte vous savez pour moi », expliquait-il.


Aujourd’hui, le ministre du Travail estime que c’est faire un « très mauvais procès » à son patron que de le rappeler à ses engagements. De même qu’il était sans doute très injuste de lui mettre sous le nez sa promesse de ne pas privatiser GDF. Et il serait proprement scandaleux sans doute de lui projeter en boucle « je serai le président du pouvoir d’achat ».
Un mauvais procès aux yeux d’Éric Woerth, car « on ne savait pas qu’il y aurait une crise ».

 

Nous prendrait-il pour des benêts ?

 

La problématique des retraites date d’avant la crise et le besoin d’asseoir les recettes du système par répartition sur un autre partage de la valeur ajoutée ne remonte pas à la crise des bourses mondiales, pas plus qu’à l’éclatement de la bulle Internet. La crise a le dos large quand il s’agit de justifier les pires mesures.


Les mesures annoncées vont durcir les conditions d’acquisition des droits à la retraite et vont continuer à faire baisser le niveau de vie des inactifs. Le recul de l’âge de la retraite n’a aucun sens dans un pays où les jeunes ne trouvent pas de travail et où les salariés en fin de carrière sont éjectés des entreprises.


La journée d’action de jeudi dernier a rassemblé un million de manifestants largement soutenus par des séries d’enquêtes d’opinion qui rejettent majoritairement les mesures annoncées. Certains n’ont voulu y voir qu’un enterrement en grande pompe d’un acquis social, affichant un mépris lamentable pour les forces sociales. Ils auraient tort de croire que les salariés lâcheront le morceau.


Les syndicats doivent se rencontrer ce lundi pour donner des suites, mais ils ont tous annoncé d’autres rendrez-vous…

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 09:25

Un million de manifestants,

défi relevé pour les salariés

 

La mobilisation du 27 mai à l’appel de la CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires, UNSA, pour l’emploi, les salaires, les retraites, le service public, a rassemblé 1 million de personnes dans 176 manifestations.

 

Aujourd’hui, ce n’est pas la résignation qui a dominé mais une forte combativité qui s’est manifestée dans les entreprises et les administrations, notamment par des milliers d’arrêt de travail.

 

Cette journée démontre une forte hausse sur tout le territoire de la mobilisation des salariés par rapport aux initiatives unitaires des 23 mars et 1er mai. Cela prouve la détermination des salariés à s’opposer à la réforme gouvernementale des régimes de retraites dont l’objectif central est de satisfaire les marchés financiers, et à exiger au contraire une véritable revalorisation du travail.

 

Cette mobilisation est la meilleure réponse qu’il fallait apporter au défi lancé par le gouvernement avec la réforme des retraites qui va être officialisée dans les prochains jours. Si le gouvernement ignore ou minore la signification de cette journée de mobilisation il prend le risque d’un conflit de plus grande ampleur.

 

Le gouvernement doit moins écouter le MEDEF et les actionnaires pour enfin entendre les salariés. Le patronat doit accepter l’ouverture des négociations sur les revendications des salariés, notamment en matière de salaires, d’emplois et de conditions de travail.

Forte du succès de cette journée, la CGT estime que l’intersyndicale dispose d’un mandat pour préparer d’autres initiatives de mobilisation avant les congés d’été. Elle fera des propositions en ce sens lors de la réunion du 31 mai.

 

Sans attendre, la CGT appelle l’ensemble de ses organisations à poursuivre la diffusion de la pétition nationale pour l’avenir des retraites. Elle reçoit déjà un très large écho. Elle sera remise au gouvernement dans la première quinzaine de juin.

Montreuil le 27 mai 2010

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 20:51

Retraites :

Rien n'est joué !

 

Il serait bien inutile de tourner autour du pot : l’ampleur de la mobilisation, ce jeudi 27 mai, sera déterminante dans la manière dont le gouvernement va écrire, si ce n’est déjà largement fait, le projet de loi qu’il va soumettre au Parlement sur la réforme des retraites. La question n’est pas de savoir s’il va pulvériser le droit à la retraite à 60 ans et allonger la durée de cotisation, mais de connaître le jour et l’heure où il va confirmer ses intentions largement affichées depuis des semaines.

 

Tout sera ensuite une affaire de choix des mots, de symboles. On sait déjà que l’exécutif a l’intention de donner quelques gages de « justice sociale » en écornant symboliquement le bouclier fiscal aux environs de deux milliards d’euros, ce qui ne représente qu’une goutte d’eau dans la mer. Mais sur le fond, on sait que son approche du dossier consiste à durcir les conditions d’acquisition des droits à la retraite afin de servir à l’avenir des retraites moins élevées à un nombre plus grand de retraités qui vivront plus longtemps. Cette approche « démographique » a le gros avantage pour les libéraux et le Medef de dédouaner le patronat et le gouvernement de toute responsabilité sur la situation de l’emploi et sur le partage de la richesse créée. Car ce sont bien les paramètres essentiels qui font que le système de retraites est en difficulté.

Autre avantage, elle permet de ne rien changer à la donne en ce qui concerne le partage de la richesse créée qui s’est considérablement dégradé au détriment des salariés. La publication du document d’orientation puis les rencontres bilatérales avec le ministre du Travail ont achevé de convaincre les organisations syndicales de la nocivité de ce qui se prépare et de l’urgence à mobiliser. Au terme d’une réunion au siège de la FSU jeudi soir dernier, CGT, CFDT, CFTC, FSU, Unsa, Solidaires ont consolidé leur appel à la mobilisation pour la journée d’action du 27 mai sur l’emploi, les salaires et les retraites. À noter que la CFTC a donc rejoint l’intersyndicale à laquelle elle participait depuis plusieurs semaines en observateur.

Seules, la CGC et FO ont adopté, pour des raisons différentes, des postures d’isolement.
Pour la CGT, Nadine Prigent a indiqué que « le sommet social, qui ne nous a pas satisfaits et le document d’orientation du gouvernement sur la réforme des retraites, qui ne répond pas aux enjeux, nous confortent dans la volonté de réussir une journée d’actions de grande ampleur le 27 mai ». Pour la CFDT, Marcel Grignard a lui indiqué que « les incertitudes sur les mesures envisagées par le gouvernement pour les retraites constituent une raison supplémentaire pour appeler à se mobiliser ».

Une nouvelle réunion de l’intersyndicale, à laquelle participent pour l’instant six des huit syndicats français, est prévue le 31 mai au matin « pour faire le point » après la journée de jeudi. Mais ce qui est le plus important dans le climat social actuel, c’est que les syndicats affirment ensemble que « rien n’est joué ».

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 08:23
21 organisations de jeunes proclament :
 
"La retraite, une affaire de jeunes"


21 organisations (UNEF, UNL, FIDL, Sud Etudiant, LMDE, CGT, FSU, UEC, Attac Campus, JOC, Génération Précaire, MJS, MJCF, Jeunes Verts, JRG, Réseau jeunes du PG, NPA, Gauche Unitaire Jeunes, Branche ) ont lancé un appel unitaire intitulé la Retraite, une affaire de jeunes ! sur un site internet. Ils appellent tous les jeunes à signer cet appel dans lequel ces organisations affirment leur attachement à la retraite par répartition. Ils déplorent "un débat de société escamoté par une nouvelle opération comptable" et manifestent leur refus catégorique d’un allongement de la durée de cotisation.

 

Face à l’allongement de la durée des études et le recul de l’âge moyen d’entrée dans un emploi stable (27 ans) qui conduisent les jeunes à commencer à cotiser plus tard que par le passé, ces 21 organisations exigent :


- la validation des années d’études et de formation dans le calcul des annuités ouvrant droit à la retraite, afin d’offrir à chaque jeune la garantie de pouvoir étudier sans être inquiété par son avenir, même lointain ;


- la validation des périodes de stages, intégrée dans une véritable règlementation contraignante (rémunération à 50% du SMIC dès le premier mois, reconnaissance et encadrement dans la formation) ;


- la validation des périodes d’inactivité forcée, et la prise en compte la situation des jeunes en situation d’insertion professionnelle pour qui l’enchaînement de stages, de CDD, d’emplois à temps partiel, de périodes d’intérim ou de chômage conduisent à accumuler des droits à retraite très incomplets.

 

En conclusion de ce texte commun, ces organisations appellent les jeunes "à se saisir du débat sur les retraites, à participer aux initiatives de mobilisation."

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 20:07

Fonction publique

Retraites et solidarités...

lundi 17 mai 2010

Une quatrième réunion s’est tenue le mercredi 12 mai avec les représentants du ministre du travail. La CGT avait demandé que cette réunion se tienne avec les représentants CGT de la Fonction publique, afin d’aborder les différents points de l’ordre du jour de manière transverse.

 

Droits familiaux et conjugaux ainsi que minimum garanti et minimum contributif figuraient au menu des discussions. Si la CGT exprime une position offensive, demandant que soient étendues à tous, du public et du privé, les dispositions les plus favorables, les représentants du ministre ont implicitement développé un point de vue exactement opposé, consistant à un véritable nivellement par le bas des droits.

 

Points précisément abordés :

 

• Droits familiaux : majorations de durée d’assurance, bonifications, règle des 15 ans/3 enfants dans la Fonction publique, majoration de pension.


• Droits conjugaux : réversion, règles en vigueur dans la Fonction publique et dans le privé.


• Minima : minimum garanti et minimum contributif.

 

Compte tenu du document d’orientation du gouvernement, nul doute sur son contenu régressif qui appelle une mobilisation de grande ampleur des salariés le 27 mai prochain.

 

Composition de la délégation CGT : Éric Aubin, Sylvie Brunol, Mijo Isabey, Sandrine Mouret, Jean-Louis Butour, Jean-Marc Canon, Gilles Oberrieder, Gérard Rodriguez

Détail de nos revendications CGT : http://www.retraites-cgt.fr

Montreuil, le 17 mai 2010

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 19:57
Pour une augmentation des retraites :
 déclaration de la CE de l’UCR-CGT

La CE de l’UCR-CGT estime, dans une déclaration rendue publique le 10 mai 2010, qu’on ne pouvait pas s’en tenir à l’augmentation du 1er avril (0,90% pour le régime général, 0,72 % pour les retraites complémentaires). En effet, le niveau des retraites est un élément important de la campagne des retraites confédérale qu’il faut mener ensemble, actifs et retraités. Vous pouvez prendre connaissance de cette déclaration  en cliquant sur le lien ci-

 Elle peut également être utilisée dans le cadre de la signature de la pétition confédérale (sur le site internet CGT et UCR), et dans la préparation du 27 mai, nouvelle initiative unitaire

 

http://www.spterritoriaux.cgt.fr/IMG/pdf_2010_000_208.pdflink

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 11:28

Réforme des retraites

Une mise au point après le vote de la caisse nationale d’assurance vieillesse

Mise au point concernant le vote du CA de la CNAV sur la réforme des retraites
 

La CNAV communique sur un vote intervenu aujourd’hui concernant la réforme des retraites. Il est fait état de l’opposition de la CGT sur le texte soumis au vote.

 

Le Conseil d’administration a notamment pour mission d’apporter des contributions utiles pour conforter et améliorer les droits actuels et futurs des retraités.


Certes, le texte présenté rappelle l’attachement du conseil d’administration au régime de retraite par répartition et la nécessité de le pérenniser, or, ce texte vise en fait à apporter un soutien aux pistes d’évolutions souhaitées par le patronat et envisagées par le gouvernement tels le recul de l’âge, l’allongement de la durée de cotisations qui conduirait a une baisse de pensions, c’est la raison du vote négatif de la CGT.

 

Les représentants du patronat, pour leur part, ont voté unanimement le texte.

 

mercredi 12 mai 2010, par Frédéric Dayan

Montreuil le 12 mai 2010

 


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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 09:59
La CGT dénonce la campagne fallacieuse de l’association « Sauvegarde Retraite »
 

- Communiqué CGT Fonction Publique -

 

La CGT dénonce la campagne de l’association « Sauvegarde Retraites » qui fait état d’un prétendu « pillage » des caisses de retraites complémentaires du privé AGIRC et ARRCO par l’IRCANTEC.

 

Première erreur de « Sauvegarde Retraites », l’IRCANTEC n’est pas un régime spécial des « fonctionnaires contractuels et élus ». Elle est la caisse de retraite complémentaire des contractuels de droit public des administrations, des collectivités locales, et des établissements publics, mais elle est aussi la caisse complémentaire de nombreux salariés de droit privé des établissements publics industriels et commerciaux. Le régime de base de tous ces salariés est le régime général. L’IRCANTEC est aussi la caisse de retraite des médecins hospitaliers et des élus des collectivités locales.

 

Une réforme de l’IRCANTEC en 2008, que la CGT a combattue, conduira à terme à une baisse de 25 % du montant des pensions, à une hausse des cotisations, à une baisse de la valeur de service du point, et à la constitution d’une réserve de 15 milliards d’euros.

 

Tout au contraire de ce que prétend "Sauvegarde retraites", c’est l’IRCANTEC qui va financer sur ses réserves les conséquences de la réforme de la Poste voulue par le gouvernement !

A l’occasion de la transformation de la Poste d’établissement public en société anonyme à compter du 1er mars 2010, les nouveaux recrutés de la Poste dépendront des caisses de retraites des salariés du privé (ARRCO et AGIRC), alors que les anciens recrutés contractuels de droit privé dépendront toujours de l’IRCANTEC. Donc les jeunes n’alimenteront plus la caisse de leurs retraités ce qui aura pour conséquence de mettre en difficulté la caisse de l’IRCANTEC.

 

Il est prévu qu’une négociation s’ouvre pendant 6 mois entre AGIRC-ARRCO et IRCANTEC sur une compensation financière au profit de l’IRCANTEC, comme dans tous les cas semblables. En l’absence d’accord entre les deux régimes à l’issue de cette période, c’est l’Etat qui fixera les conditions de la compensation. La CGT considère très probable que le gouvernement souhaite décider lui-même d’une compensation la plus faible possible pour l’IRCANTEC afin que celle-ci puise dans ses réserves pour assumer le coût de la transformation de statut de la Poste.

 

En effet, l’AGIRC et l’ARRCO seront en 2010 en déficit dit "technique", ce qui les contraindra à puiser dans leurs réserves financières. Cette situation est le résultat direct non seulement de la crise, mais aussi du refus du MEDEF de toute augmentation de cotisation. En comparaison la situation de l’IRCANTEC est plus saine, avec pour l’instant un excédent et une réserve financière de 5 milliards, devant passer à 15 milliards, inutilement du point de vue de la CGT.

Tout au contraire de ce que prétend "Sauvegarde retraites", si la compensation n’est pas à la hauteur de ce qui a été chiffré par la Caisse des Dépôts et Consignations, c’est l’IRCANTEC qui assumera les conséquences de la réforme de la Poste voulue par le gouvernement ! De ce fait, le régime risque de se trouver en difficulté, ce qui justifiera une nouvelle réforme avec une nouvelle baisse du rendement.

 

Il n’est pas question pour la CGT d’opposer les salariés du privé et ceux du public comme essaye de le faire par voie de presse l’association « Sauvegarde Retraites ». 

La CGT demande au gouvernement d’assumer les conséquences de ses choix et de compenser cette charge supplémentaire.

 

Dans ce cadre, l’opération de l’association "Sauvegarde retraites" correspond parfaitement aux objectifs du pouvoir, qui sont de préparer une nouvelle baisse du rendement des caisses de retraites complémentaires aussi bien dans le public que dans le privé. En effet, elle s’appuie sur une propagande anti-fonctionnaires destinée à diviser les salariés, dans le cadre du débat général sur la réforme 2010 des retraites.

 

La CGT a d’ores et déjà engagée une grande campagne d’information, pariant sur l’intelligence collective et la connaissance partagée des grands enjeux de la retraite avec la proposition d’une maison commune des régimes de retraite.

Montreuil, le 10 mai 2010

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 09:52

Retraites :

Transformons l'inquiétude

en mobilisation

 

Depuis des mois, au fil des sondages, bien avant que la crise n’ébranle nos économies, les cadres marquent une défiance de plus en plus large vis-à-vis des politiques sociales menées dans notre pays.
Les enquêtes le confirment chaque fois un peu plus : cette catégorie est loin d’être acquise aux idées dominantes et aux dogmes libéraux.

 

 

La récente livraison du baromètre CSA UGICT-CGT avait confirmé que les cadres sont inquiets pour le système de retraites et peu convaincus de la pertinence des solutions de capitalisation. La semaine passée, le baromètre Viavoice – HEC – Le Figaro Economie – France Inter – France 24 a révélé l’inquiétude massive des cadres concernant le financement de leur propre retraite. Pour autant, ces derniers n’entendent pas renoncer au système de retraites actuel par répartition, au bénéfice éventuel de retraites par capitalisation. 72% des cadres se déclarent inquiets concernant le financement de leur propre retraite. Parmi eux,les jeunes sont à peine plus confiants que leurs aînés : 69% des 18-39 ans sont inquiets.


On voit là que cette catégorie n’est pas exempte des interrogations que se posent la plupart des Français. Ces résultats confirment bien que les cadres sont bel et bien des salariés comme les autres. Et ils manifestent un fort attachement au système de retraite actuel par répartition. Car malgré leurs craintes, ils ne se retournent pas vers la retraite par capitalisation.Au contraire, 62 % considèrent que « notre système de retraite est un atout pour la France et qu’il faut le préserver ».


Ce que nous disent ces sondages, c’est que le gouvernement est vraiment en difficulté avec ces couches moyennes sur qui il fait reposer bien des fardeaux en matière de fiscalité. Le discours sur le recul de l’âge de la retraite ou l’augmentation de la durée de cotisation ne fait pas recette chez les cadres qui voient bien tout ce qu’ils ont à perdre.
C’est que la perspective d’arriver à réunir une carrière complète s’éloigne encore un peu plus sous les effets de l’allongement de la durée des études, la précarité en début de carrière et le chômage massif des seniors. Ils ont aussi vu comment notre système a résisté à la crise financière alors que s’écroulaient les fonds de pensions anglo-saxons.


Alors que les organisations syndicales viennent de décider d’une nouvelle date de mobilisation le 27 mai, ces sondages nous disent d’une part que nos arguments et nos propositions pour une réforme des retraites sont entendus. D’autre part que nous pouvons transformer l’inquiétude des cadres en mobilisation sociale. Nous pouvons d’autant mieux le faire que les cadres attendent des syndicats qu’ils prennent en main cette question et comme tous les salariés, ils aspirent à l’unité des organisations syndicales.

 

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