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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 19:50
"In" ou "off" :
Deux conférences de presse pour une seule réforme

vendredi 18 juin 2010, par Frédéric Dayan

Dans une chronique sur France Inter hier, le journaliste Philippe Lefebure révèle qu’il y a bien eu deux conférences de presse pour présenter la réforme des retraites. D’un coté le ministre du Travail rue de Grenelle, de l’autre à le ministère des Finances à Bercy pour un rendez-vous "off" sans caméras ni micros. Voici le texte de sa chronique sur France Inter le 17 juin.

"Bercy" aime la vitesse

Hier, il y a eu 2 conférences de presse pour présenter la réforme des retraites. La première, au grand jour, télévisée : c’était celle d’Eric Woerth, au ministère du Travail. Mais, à peine terminée, une autre a commencé, à l’autre bout de Paris. A Bercy, cette fois-ci. Au ministère des Finances. Là, pas de caméra, ni même de micros : c’était ce qu’on appelle un "briefing off"... une conférence de presse, à laquelle ne sont conviés que quelques journalistes, un peu flattés d’en être et qui s’engagent à ne pas citer, les personnes qui s’expriment. Des informations leur sont données, les journalistes peuvent en faire ce qu’ils veulent, mais il ne doivent pas révéler leur source. C’est ce qui donne dans les articles de presse, ou les dépêches d’agences, des formulations du genre "à Bercy, on pense que...", "dans l’entourage de Christine Lagarde, on estime que..". Je vais, donc, m’en tenir à cette règle : vous ne saurez pas qui étaient présents, à cette réunion (qui n’a d’ailleurs jamais existé)... à cette conférence de presse, qui avait pour but d’expliquer comment cette réforme des retraites va faire du bien à l’économie et aux finances françaises, et comment "Bercy" va pouvoir la "vendre" aux investisseurs qui financent notre dette et nos déficits, en achetant nos Bons du Trésor. En toile de fond, cette réforme sert, donc, aussi à défendre la note internationale de la France, aujourd’hui au plus haut niveau, le triple A. Alors, pas de surprise, "pour Bercy", c’est une bonne réforme. Parce qu’elle envoie aux marchés, les bons signaux. Des signaux clairs et immédiatement compréhensibles pour un investisseur étranger qui se dit, souvent, dérouté par notre système complexe. Ainsi, le relèvement de l’âge légal de 60 à 62 ans, c’est facile à vendre : la France rejoint la moyenne européenne. Encore plus clair : le relèvement de 65 à 67 ans de l’âge de la pension complète : là, la comparaison avec l’Allemagne devient aisée. Et même flatteuse, si on en croit "Bercy" : la France atteindra le seuil de 67 ans, soit 10 ans, avant l’Allemagne, qui le prévoit pour 2031 ! Les Fonds de pensions vont adorer. D’une façon générale, c’est le rythme de la réforme qui plait à "Bercy" : le relèvement des seuils d’âge, en France, va être 2 à 4 fois plus rapide qu’en Allemagne, donc, qu’au Royaume-Uni et qu’aux Etats-Unis. La montée en charge rapide de ses mesures, son horizon très court, (2018, mais avec un effet sur les finances publiques, affiché dès 2013) : c’est aussi ça cette réforme des retraites.


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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 19:46

une réforme brutale,

des signaux forts pour les financiers

Lorsque la crise grecque avait éclaté, beaucoup s’étaient émus du pouvoir insensé des agences de notation qui avaient précipité le pays dans le chaos. Le Secrétaire général de la CGT avait alors affirmé que notre pays avait aussi beaucoup à redouter de ces milices privées de la finance, notamment pour ce qui était de la réforme des retraites qui s’annonçait déjà comme une série de signaux pour les agences de notation. Cette assertion de Bernard Thibault s’est, hélas, révélée exacte. C’est ainsi que dans une chronique sur France Inter jeudi, le journaliste Philippe Lefebure révèle qu’il y a bien eu deux conféren-ces de presse pour présenter la réforme des retraites. 

 

D’un côté le ministre du Travail rue de Grenelle, de l’autre au ministère des Finances à Bercy pour un rendez-vous « off » sans caméra ni micro afin d’ex-pliquer combien cette réforme était faite pour caresser dans le sens du poil les agences de notation internationales.

Voici un extrait de sa chronique sur France Inter le 17 juin : « Cette conférence de presse, […] avait pour but d’expliquer comment cette réforme des retraites va faire du bien à l’économie et aux finances françaises, et comment "Bercy" va pouvoir la "vendre" aux investisseurs qui financent notre dette et nos déficits, en achetant nos Bons du Trésor. En toile de fond, cette réforme sert donc, aussi à défendre la note internationale de la France, aujourd’hui au plus haut niveau, le triple A. Alors, pas de surprise, "pour Bercy", c’est une bonne réforme. Parce qu’elle envoie aux marchés, les bons signaux. Des signaux clairs et immédiatement compréhen-sibles pour un investisseur étranger qui se dit, souvent, dérouté par notre système complexe. Ainsi, le relèvement de l’âge légal de 60 à 62 ans, c’est facile à vendre : la France rejoint la moyenne européenne. Encore plus clair : le relèvement de 65 à 67 ans de l’âge de la pension complète : là, la comparaison avec l’Allemagne de-vient aisée. Et même flatteuse, si on en croit "Bercy" : la France atteindra le seuil de 67 ans, soit 10 ans, avant l’Allemagne, qui le prévoit pour 2031 ! Les Fonds de pensions vont adorer. D’une façon générale, c’est le ryth-me de la réforme qui plait à "Bercy" : le relèvement des seuils d’âge, en France, va être 2 à 4 fois plus rapide qu’en Allemagne, donc, qu’au Royaume-Uni et qu’aux Etats-Unis. La montée en charge rapide de ses mesures, son horizon très court, (2018, mais avec un effet sur les finances publiques, affiché dès 2013) : c’est aussi ça cette réforme des retraites. »

 

Depuis l’annonce officielle des mesures de cette réforme, chacun fait ses comptes pour juger de ce qu’il ou elle va perdre. Les salariés savent désormais à quelle sauce ils pourraient être mangés si cette réforme brutale passait en l’état. Il va beaucoup dépendre de la mobilisation ce jeudi 24 juin et dans les mois à venir jusqu’au débat parlementaire. Il est à noter que l’unité syndicale tend à se renforcer ce qui est gage d’efficacité.

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:28

Pour une juste réforme des retraites,

une mobilisation massive contre le projet gouvernemental est incontournable !

 

Le secret de polichinelle est enfin levé : après des semaines de pseudo-négociations, le projet présidentiel et gouvernemental sur les retraites est étalé au grand jour !

 

 

Comme la CGT l’a dénoncé dès le 16 juin, il s’agit bien de mettre en oeuvre de nouveaux et graves reculs pour les salariés. Et ces régressions devront être, pour l’essentiel, payées par celles et ceux qui ne cessent d’être pressurés depuis des années. C’est à peine si les hauts revenus et les profits hallucinants du capital sont mis à contribution.

Privé, public, tous concernés :

Relèvement de l'âge de la retraite :

 

A partir du 1er juillet 2011 pour les agents nés en 1951, l'âge de départ est augmenté de 4 mois par an, jusqu'à 62 ans pour ceux nés à partir du 1er janvier 1956. L'âge d'annulation de la décote passera à 67 ans en 2023.

Augmentation de la durée d'assurance :

 

La durée d'assurance passera à 41,5 ans en 2020, pour 40,5 ans en 2010.

Cette mesure et sur l'âge et sur la durée reculera considérablement l'âge d'annulation de la décote, aujourd'hui à 65 ans. Les agents qui n'auront pas une durée d'assurance complète verront leur pension diminuée par la décote. Il en est de même pour les agents bénéficiant d'un départ anticipé.

L'objectif réel de ces mesures est de baisser les pensions et de contraindre les agents ayant la carrière la plus courte, au premier rang desquels sont les femmes, à rester au travail jusqu'à 67 ans.

La pénibilité :

 

Le traitement des salariés exerçant des métiers pénibles et astreignants relève de la provocation. Il n’y aurait aucun métier pénible. Seul serait apprécié le degré d’usure du salarié qui, le cas échéant, lui permettrait de continuer de partir à 60 ans. On est loin du droit au départ anticipé avant 60 ans pour une retraite en bonne santé, alors que la CGT estime à 15 % les salariés en emploi pénible.

Les mesures spécifiques concernant les fonctionnaires :

Relèvement de l’âge de départ pour la catégorie active :

 

Les agents bénéficiant d'un départ anticipé au titre du « service actif » verront leur âge de départ passer à 57 ans au même rythme de 4 mois par an, et l'âge d'annulation de la décote passer à 62 ans. Voire, pour les agents chargés des missions de sécurité, à 52 ans et 57 ans.

Seules les infirmières choisissant de passer en catégorie A perdront le service actif mais conserveront le droit de partir à 60 ans. Comme quoi, même de façon très insatisfaisante, la lutte paie toujours.

Pour bénéficier d'une retraite militaire, les sous-officiers devront avoir 17 ans de service au lieu de 15 ans, et les officiers 27 ans au lieu de 25 ans.

Hausse du taux de cotisation des fonctionnaires = baisse des salaires

 

La part salariale de la cotisation des fonctionnaires va augmenter de 2,7 % en 10 ans, passant de 7,85 % à 10,55 % du salaire brut. En 2020, la perte mensuelle sera de 40 euros pour les catégories C et de 70 euros pour les catégories A. Soit l'équivalent de 10 à 15 points d'indice.

Et cela alors que le point d'indice a perdu plus de 9 % depuis le 1er janvier 2000 (et plus de 20 % depuis 1983) et que le gouvernement tentera de faire peser sa politique d'austérité d'abord sur les salaires des fonctionnaires.

 

 

.

Fin du départ anticipé des mères de trois enfants :

C’est une nouvelle amputation du pouvoir d’achat des fonctionnaires qui est programmée par le gouvernement

 

Alors que ce dispositif est utilisé par les deux-tiers des mères de trois enfants, le gouvernement le supprime pour toutes les femmes qui n'auront pas 15 ans de service en 2011 et 3 enfants en 2012.

Les femmes qui pourront encore en bénéficier partiront avec les conditions de l'année du départ en retraite. La décote interdira de fait à de nombreuses femmes d'utiliser cette dernière possibilité.

Aucune mesure ne compense la disparition de ce droit.

Restriction sur le minimum garanti :

 

De façon scandaleuse, le gouvernement s'en prend aux retraités les plus modestes.

La moitié des agents de la Fonction publique territoriale ont leur pension relevée au niveau du minimum garanti, un quart pour l'hospitalière, 10 % pour l'Etat.

Pour voir sa pension relevée au niveau du minimum garanti (1067 euros maximum, pour 40 ans), il faudra dorénavant avoir sa durée d'assurance complète ou arriver à l'âge d'annulation de la décote, comme pour le minimum contributif du privé. Alors que le minimum garanti est fait pour les agents ayant une durée d'assurance incomplète.

Si l'agent souhaite partir avant l’âge maximum de départ, sa pension sera amputée en moyenne de 130 à 150 euros, pour des pensions souvent inférieures à 1000 euros.

Les femmes sont là encore les principales victimes.

 

Au total ces mesures ponctionnées sur le dos des personnels s’élèveront à 5 milliards en 2020, pour 70 milliards d'euros de pensions pour toute la Fonction publique prévues par le Conseil d'Orientation des Retraites.

 

Le pilotage budgétaire des régimes de retraite :

 

Un comité de pilotage des organismes de retraite sera constitué pour surveiller les objectifs financiers donnés aux différents régimes. Il pourra proposer

« les mesures d'ajustement nécessaires ».

Autant dire que, comme c'est le cas chaque année pour la Sécurité Sociale, des mesures de restriction des droits sont prévues d'ici 2018, aussi bien pour le public que pour le privé !

 

Le blocage des dépenses de retraite de l'Etat au niveau de 2010 :

 

Le gouvernement gèle les dépenses de retraite pour ses fonctionnaires à leur niveau actuel. De ce fait il renonce à son obligation d'équilibrer ses dépenses de retraite sur son budget.

 

Toutes les raisons d’amplifier la riposte :

Retraites, salaires, emplois… les enjeux de la période actuelle sont considérables.

Pour la Fonction publique et ses agents, les négociations qui s’ouvrent sur les non-titulaires et celles, triennales, sur les salaires, ajoutent encore à l’importance de la situation.

    A l’évidence, ce qui est au coeur des débats, c’est bien une nouvelle répartition des richesses créées.

           Il faut donc développer encore le rapport de forces unitaire, l’inscrire résolument dans la durée.

Le 24 juin est une nouvelle étape incontournable

TOUTES ET TOUS EN GREVE ET

DANS LES MANIFESTATIONS

 

A Amiens, rassemblement

à 14h00 , place le l'hôtel de ville

pour ce rendre à 14h30 à la maison de la culture

 

Montreuil, le 17 juin 2010

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:24

 

 

Retraites :

 "il faut que nous créions l'événement le 24 juin",

affirme Bernard Thibault

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a déclaré vendredi qu'il ne fallait pas que la réforme des retraites "soit adoptée" et qu'il était nécessaire de manifester massivement contre le projet le 24 juin. Il a appelé FO à rejoindre les défilés.

 

L'intersyndicale CGT, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires appelle à des grèves et des manifestations dans toute la France jeudi prochain contre le projet présenté mercredi par le gouvernement et dont la mesure phare est le recul de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.

 

FO, qui a quitté l'intersyndicale depuis quatre mois, demande que les autres syndicats exigent officiellement le retrait pur et simple du texte pour y revenir.

 

"Il faut créer les conditions pour la mobilisation. Il faut que nous créions l'événement le 24 juin", a déclaré Bernard Thibault sur RTL, deux jours après la présentation du projet de réforme des retraites. "Il faut que massivement les salariés disent non, nous ne sommes pas d'accord", a-t-il souligné, en espérant la mobilisation de "beaucoup plus d'un million" de personnes ce jour-là.

"Il faut que le chef de l'Etat perçoive qu'ils ne sont pas d'accord", a poursuivi le secrétaire général de la CGT, en dénonçant "des simulacres de concertation" avec les syndicats sur ce projet. "Il faut d'autres mesures concernant l'avenir de nos retraites", a-t-il souligné.

 

Bernard Thibault a également appelé FO à se joindre aux manifestations du 24 juin, en faisant référence à la défaite de l'équipe de France de football contre le Mexique qu'il a jugée "tout à fait logique", en raison d'un "manque d'envie" et d'une absence "de jeu collectif".

 

"Un des grands échecs de l'équipe de France, c'est de ne pas avoir joué collectif. Il faut savoir jouer collectif sur le terrain syndical", a-t-il affirmé. "Nous sommes tous en désaccord avec ce projet, il faut donc que nous réunissions nos forces", a-t-il ajouté. AP

pyr/god/sb

Source:Associated Press le 18/06/2010

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 22:07
Retraites:
 L'âge légal de départ serait porté
à 62 ans d'ici 2018

L'âge légal de départ en retraite devrait être porté progressivement à 62 ans d'ici 2018, au lieu de 60 actuellement, annonce en une le quotidien Les Echos daté de mercredi, sans citer de sources, à la veille de l'annonce du plan gouvernemental de réforme des retraites.

 

Selon le quotidien, le rythme du recul devrait être défini par classe d'âge, à raison de quatre mois supplémentaires de travail, donc de cotisation, par génération.

 

Le passage à 63 ans ne serait pas acté formellement, croit savoir le quotidien, alors qu'une réunion de concertation réunissant le président de la République, le Premier ministre et le ministre du Travail a eu lieu en fin d'après-midi à l'Elysée pour rendre les derniers arbitrages sur le dossier.

Conséquence du recul de deux ans de l'âge légal de départ, la barre des 65 ans, qui correspond à l'âge auquel une retraite à taux plein est garantie, serait également reculée de deux ans, à 67 ans, ajoute le quotidien.

 

Le gouvernement se fixerait ainsi l'objectif de garantir l'équilibre des régimes de retraite à l'horizon 2020 "et même avant", ajoute la même source.

L'horizon 2020, s'il est effectivement retenu, correspond à l'objectif le moins ambitieux parmi ceux évoqués par le gouvernement qui avait initialement évoqué la possibilité de retrouver puis maintenir l'équilibre des régimes de retraites jusqu'en 2030.

 

Le quotidien ajoute également qu'une "palette" de taxes est prévue pour faire contribuer les entreprises via notamment une baisse des allégements de charges et les hauts revenus. Ainsi les 350.000 foyers de la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu subiraient une contribution de 1 à 2%, hors bouclier fiscal, les revenus du capital devant également être taxés de manière ciblée.

le 15 juin 2010

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 10:08

Retraites

La CGT a déposé
214 188 pétitions
au ministère du Travail


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Accompagné des membres du comité confédéral national de la CGT, Bernard Thibault et une délégation de dirigeants de la confédération ont déposé 214 188 cartes pétitions et signatures internet au ministère du Travail ce mercredi 9 juin. A l’issue de cette délégation, le secrétaire général de la CGT a indiqué : "Mon court entretien sur la réforme des retraites confirme que tout le monde va y perdre. [...] Le ministre confirme que l’on sera fondamentalement en désaccord sur le projet de texte qui nous sera destiné le 15 juin au soir. Bernard Thibault a notamment cité comme motifs de désaccord l’âge de départ en retraite et la durée de cotisation, et s’est montré critique sur le traitement individualisé de la prise en compte de la pénibilité.


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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 09:37
Journal des administrateurs CGT de l’Ircantec
 Juin 2010

 

La réforme de l’Ircantec :

 un (mauvais) exemple pour les retraites

de la Fonction publique

Dans le cadre des consultations - qui n’ont rien à voir avec des négociations - que le ministère du Travail et de la Fonction Publique a entamé avec les organisations syndicales, la réforme de l’IRCANTEC est présentée comme exemplaire.

 

On comprend mieux les intentions du gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites 2010 quand on mesure que la réforme de l’IRCANTEC est articulée autour d’une baisse programmée des pensions versées et d’une hausse des cotisations reposant essentiellement sur les salariés. Rappelons que le taux de rendement passera de 12,08 % à 7,75 % de 2009 à 2017, et que la cotisation salariée augmentera de 16,8 % tandis que la cotisation employeur augmentera de 8,6 %, soit une baisse programmée de 20 à 28 % du niveau des pensions versées.

 

Le gouvernement a réussi à imposer deux mécanismes « automatiques », la constitution à l’horizon de vingt ans d’une réserve financière équivalente au minimum à un an et demi de prestations et une contrainte de pérennité, le versement des pensions devant être assuré pour 30 ans par le versement des cotisations et la réserve. Soit la dénaturation du régime par répartition par la mise en place d’un régime à cotisations définies et à prestations indéfinies, et de règles de gouvernance importées du monde de l’assurance.

 

C’est ce modèle que le pouvoir rêve d’appliquer à l’ensemble des régimes de retraites publiques. Une telle réforme, étendue à l’ensemble des régimes de pension de la fonction publique, Etat et CNRACL, permettrait à l’Etat et aux employeurs publics de se soustraire à l’obligation d’assurer l’équilibre de leur régime, et le paiement obligatoire des pensions sur leur budget.

 

Or l’Etat doit assumer ses responsabilités. C’est sa politique de réduction massive du nombre de ses fonctionnaires, par l’externalisation de France Telecom et de La Poste, par le transferts des agents des travaux publics et des personnels ouvriers et de service de l’Education Nationale, par la suppression prévue de 200.000 postes de 2008 à 2013, soit une perte au bout du processus de 700.000 postes, qui condamne le régime des pensions de l’Etat à un déséquilibre persistant pour les fonctionnaires civils. Avec l’application de la RGPP aux collectivités locales et les pertes d’emplois qui s’ensuivraient, ainsi qu’avec les suppressions d’emplois dans les hôpitaux publics, c’est le même déséquilibre qui menace la CNRACL.

 

C’est un processus similaire qui est en œuvre dans la privatisation de La Poste et le transfert à l’Agirc-Arrco des nouveaux salariés : réduction du champ des cotisants, organisation du déséquilibre des comptes, diminution des prestations au fur et à mesure des réformes, division des salariés en surfant sur la suspicion totalement erronée que « les salariés du privé paient les retraites du public ».

 

A l’IRCANTEC aussi l’Etat doit assumer ses responsabilités. C’est à lui de compenser la perte de ressources de l’Ircantec suite à la privatisation de La Poste. Il ne doit faire payer les conséquences de ses actes ni aux cotisants de l’Agirc-Arrco, ni à ceux de l’IRCANTEC !

 

Pour lire le journal dans son intégralité :

http://www.spterritoriaux.cgt.fr/IMG/doc_4_pages_IRCANTEC_mai_2010.doclinkl

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 19:22

RETRAITES :

PAYER PLUS,

PLUS LONGTEMPS,

POUR MOINS DE DROITS,

 

IL N’EN EST PAS QUESTION !

 

Selon des « sources gouvernementales » (dixit l’AFPT), la décision d’augmenter les cotisations retraites des fonctionnaires serait d’ores et déjà prise.

 

Sous couvert d’équité avec les salariés du privé, cette hausse pourrait être d’environ 3 points et passer de 7.85% du traitement brut à 10.55%.

 

En passant, précisons qu’on compare des choses incomparables. Un fonctionnaire ne cotise que sur un seul régime de base, alors que son collègue du privé cotise sur un régime de base (6.75%) et des régimes complémentaires obligatoires (ARRCO et AGIRC). Et que le fonctionnaire ne cotise pas sur son régime indemnitaire (et ne perçoit donc rien dessus) contrairement à son collègue du privé.

 

Surtout, il faut cesser les divisions artificielles entre les salariés du privé et du public.

Si cette mesure était officialisée, elle confirmerait que le pouvoir entretient bien une parodie de négociations, puisque des paramètres essentiels de la réforme seraient arrêtés.

 

Pour la CGT, elle est totalement inacceptable !

 

Non, que toute évolution de taux de cotisation salariale soit inenvisageable par principe. Mais, parce que aujourd’hui, les exigences en matière de droits à retraite, de solidarité et d’équité, de financement sont évidemment et radicalement ailleurs.

 

Alors que l’urgence est d’améliorer les droits des actifs et les pensions des retraités, le gouvernement n’envisage que de nouvelles et graves régressions. Il ne prévoit que le nivellement par le bas.

 

Et en matière de financement, la ligne jaune est franchie !

 

Les fonctionnaires ont vu leur pouvoir d’achat reculer fortement depuis des années. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que Eric WOERTH souhaite encore faire pire en la matière pour les 3 années à venir.

 

Il faudrait encore accepter que les traitements nets soient amputés de 3% supplémentaires.

 

Ce n’est pas négociable.

 

Ce qu’il faut faire, c’est augmenter, tout de suite et de manière massive, les salaires des agents de la Fonction Publique. 5% d’augmentation, c’est environ 1.2 milliards en plus pour la protection sociale. C’est davantage de croissance pérenne.

 

D’ailleurs, il est quand même révélateur de constater que quand la CGT revendique des recettes supplémentaires assises sur une plus grande contribution des profits des entreprises, des dividendes vertigineux versés aux actionnaires, des très hauts revenus qui enflent de manière hallucinante, c’est impossible au nom d’un supposé taux rédhibitoire des prélèvements obligatoires.

 

Mais si les prélèvements obligatoires augmentent de manière significative en « surtaxant » des revenus qui, en moyenne, n’atteignent pas 2000 euros mensuels, il n’y a aucun problème.

Ça, c’est de la justice et de la solidarité !

 

Pour une retraite à 60 ans, à taux plein, pour une meilleure prise ne compte de la pénibilité, pour une retraite minimale égale au SMIC, pour des augmentations de salaires…..

 

PLUS QUE JAMAIS, L’HEURE EST A UNE MOBILISATION MASSIVE LE 24 JUIN

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 21:11

Le Comité Régional CGT Picardie

est  présent sur la Foire Expo de Picardie jusqu’au dimanche 13 juin.

 

Ce lundi 07 juin 2010, nous accueillerons Eric AUBIN, Responsable confédéral sur le dossier retraites.

 

Il arrive en fin de matinée et repartira en cours d’après-midi pour le CCN des 8 et 9 juin.

Si vous le souhaitez, vous pouvez passer sur notre stand, en fonction de vos possibilités,  afin de discuter avec lui et faire le point sur ce dossier au niveau national.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 09:14

Pénibilité retraite

Pour une véritable reconnaissance
de la pénibilité

 

Toutes les enquêtes l’attestent, la pénibilité est un sujet qui fédère les salariés, bien au-delà de ceux qui sont strictement concernés.

 

La position aujourd’hui affichée par le ministre du travail Eric Woerth, constitue une véritable provocation à l’égard des salariés qui ont été exposés, parfois pendant l’intégralité de leur carrière à la pénibilité.

 

Elle constitue également une insulte au bon sens, dès lors que pour bénéficier de mesures concrètes, la condition exigée serait que la santé du salarié soit déjà altérée. Or ce qu’attendent les salariés, c’est précisément de pouvoir bénéficier d’une période de retraite en bonne santé d’une durée identique aux autres salariés. Rappelons que l’espérance de vie est réduite d’au moins 7 ans pour les salarié(e)s exposé(e)s.

 

Une fois de plus, la position du gouvernement, dictée par le Medef, ne répond pas au problème posé.

 

La CGT rappelle que la seule mesure efficace pour les salarié(e)s qui arrivent au terme de leur carrière avec une exposition à la pénibilité est de leur permettre un départ anticipé, fonction de la durée d’exposition.

 

La CGT rappelle également qu’il est tout à fait possible d’identifier les salarié(e)s concerné(e)s en recourant aux critères définis lors des dernières négociations.

Montreuil, le 4 juin 2010

 
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