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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 20:38
Rien n’est joué !
Le 7 septembre,
imposons nos revendications !

lundi 23 août 2010, 

Communiqué commun de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CFE.CGC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

Après les fortes mobilisations du premier semestre, et notamment le 24 juin dernier, les multiples initiatives qui ont ponctué l’été, montrent la détermination des salariés à faire entendre leurs revendications et leurs propositions concernant le projet de réforme des retraites dont le contenu est injuste et inacceptable.

 

La période estivale a été marquée par la persistance de la crise économique et sociale - la situation du chômage s’aggravant encore notamment pour les jeunes - et par l’annonce de mesures de rigueur supportées essentiellement par l’ensemble des salariés. Le gouvernement poursuit une politique inadaptée en terme d’emplois et de pouvoir d’achat qui accroît les inégalités.

 

Au moment où le projet de réforme des retraites va être examiné par le parlement, les organisations syndicales rappellent leur ferme opposition à celui-ci. Cette réforme ne répond pas aux enjeux actuels. Les questions d’emploi notamment pour les jeunes et les seniors, celles des inégalités hommes-femmes, de la pénibilité, d’un financement durable appuyé sur une autre répartition des richesses produites, non seulement ne sont pas traitées, mais font porter à plus de 85% les efforts sur les salariés.

 

La remise en cause des 60 ans avec le report à 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes, ceux ayant des carrières chaotiques et incomplètes, en particulier les femmes.

 

Les organisations syndicales considèrent aujourd’hui que rien n’est joué et appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à poursuivre la construction d’une mobilisation de grande ampleur et à faire du 7 septembre prochain une journée massive de grèves et de manifestations.

 

Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications pour d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat. Les organisations syndicales se réuniront dès le 8 septembre pour analyser la situation et décider des suites unitaires à donner rapidement à la mobilisation.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 20:33
Communiqué des organisations de la Fonction publique :
  CFDT . CGC . CFTC . CGT . FSU . SOLIDAIRES . UNSA
 

Les organisations de la Fonction publique Les organisations de la Fonction publique CFDT . CGC . CFTC . CGT . FSU . SOLIDAIRES . UNSA se sont réunies aujourd’hui et appellent, par un tract commun, l’ensemble des personnels à se mobiliser massivement, par la grève et les manifestations, le 7 septembre prochain.

 

Face au projet de loi portant réforme des retraites jugé inacceptable, à la politique de rigueur du gouvernement en termes d’emplois et de pouvoir d’achat, nos organisations estiment que des mobilisations d’ampleur sont nécessaires.

 

Nos organisations syndicales se réuniront dès le 9 septembre pour analyser la situation et décider des suites unitaires à donner rapidement dans le cadre des initiatives interprofessionnelles.

Paris, le 25 août 2010

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 20:24
Tract intersyndical des organisations de la Fonction Publique :
 
Retraites, emploi, salaires :
le 7 septembre 2010,
se mobiliser ensemble.
 

La crise économique et sociale touche l’ensemble des salarié(e)s du public et du privé. Les personnels de la Fonction publique ne sont pas épargnés. La politique du gouvernement en matière d’emploi et de salaires confirme que la rigueur va encore accélérer la dégradation des services rendus aux usagers ainsi que les conditions de travail et de rémunérations des personnels. Le projet de loi sur les retraites, conçu par le gouvernement sans tenir compte des critiques et propositions des organisations syndicales, annonce des reculs sociaux importants.

 

 

Pour lire le tract:

http://www.spterritoriaux.cgt.fr/IMG/pdf_tract_intersyndical_du_25_08_2010_n_et_blanc.pdflink

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 21:52

Retraite

Une rentrée qui va compter !

 

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a examiné le projet de loi sur la réforme des retraites. Si les travaux de cette commission constituent un passage obligé dans la procédure législative, c’est bien l’étape qui s’engagera, d’abord à l’Assemblée nationale le 6 septembre, puis au Sénat, qui sera décisive.

 

Comme on s’y attendait, le débat n’a pas eu lieu. Gouvernement et parlementaires UMP ont fait feu de tout bois pour empêcher la discussion sur les points les plus importants de la réforme, en particulier le report de l’âge légal (62 ans) et de l’âge du taux plein (67 ans).

 

Ainsi, tous les amendements qui contestaient le fond de la réforme ont été jugés irrecevables, sous couvert de l’article 40 de la constitution. Par ailleurs, les temps de parole étaient chronométrés, chaque intervention ne pouvant excéder 2 minutes.

 

Les quelques amendements adoptés par la commission n’affectent pas la teneur du projet et son caractère régressif.

 

Jamais une réforme d’une telle importance n’avait été traitée avec un tel mépris de la démocratie la plus élémentaire. C’est d’abord la démocratie sociale qui a été foulée aux pieds. C’est maintenant la démocratie politique.

La majorité parlementaire est apparue plus que jamais aux ordres du Medef avec des propositions d’amendements tendant à durcir le texte du gouvernement.

 

Ce dernier a joué la modération, souhaitant conserver pour septembre quelques marges de manœuvres. Cette posture confirme la pertinence du rendez-vous du 7 septembre prochain.

Seule la mobilisation la plus large des salariés, dès le 7 septembre prochain, permettra d’imposer d’autres choix à ce gouvernement.

Montreuil, le 23 juillet 2010


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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 21:47

La rentrée sociale sera brûlante !
Le 7 septembre 2010,

 tou(te)s en grève et dans la rue !

 

Le gouvernement et le patronat ont la ferme volonté de faire payer la réforme des retraites aux seuls salariés et retraités :

 


- report de l’âge légal à 62 ans ;
- recul de 65 à 67 ans de l’âge ouvrant droit au taux plein ;
- allongement à 41,5 ans de la durée de cotisation ;
- maintien de la décote ;
- attaque contre la catégorie active dans la Fonction publique, balayant d’un revers de main la reconnaissance de la pénibilité ;
- remise en cause de tous les droits à départ anticipé.

 

La CGT revendique :

 


- Pour tous, privé et public, le droit à la retraite à 60 ans, avec une pension à 75 % du salaire pour une carrière complète, avec une meilleure prise en compte de la pénibilité et aucune pension inférieure à 1600 €.
- Un financement mettant fortement à contribution les profits des entreprises et les hauts revenus.
- Des augmentations salariales assises sur la valeur du point d’indice, permettant le rattrapage des pertes subies depuis des années.
- Un plan de titularisation et une limitation stricte du recours au non-titulariat.
- L’arrêt de la casse méthodique de la Fonction publique et la mise en œuvre des moyens financiers permettant de répondre aux besoins de la population, ce qui implique l’arrêt de toute politique de gel et le retrait du projet de réforme des collectivités.

 

Le 7 septembre, parce que nous pouvons gagner,

tou(te)s dans l’action !

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 21:34
Préavis national de grève pour le
7 septembre 2010

Dans l’unité, les organisations syndicales appellent à une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations, le mardi 7 septembre 2010.

 

En conséquence, la Fédération CGT des Services Publics dépose un préavis de grève pour la journée du 7 septembre 2010 de 00 à 24 heures, pour l’ensemble des personnels, pour la satisfaction des revendications suivantes :
 

- Pour tous, privé et public, le droit à la retraite à 60 ans à 75 % pour une carrière complète, avec une meilleure prise en compte de la pénibilité et aucune pension inférieure au SMIC revendiqué par la CGT.

 


- Un financement mettant fortement à contribution les profits et les hauts revenus.

 


- Le maintien et l’amélioration du Code des Pensions, de la CNRACL et de l’IRCANTEC.

 


- Des augmentations salariales assises sur la valeur du point, permettant le rattrapage des pertes subies depuis des années.


- Un plan de titularisation, la résorption de la précarité, une limitation stricte du recours au non-titulariat. · Des finances publiques permettant de répondre aux besoins de la population et à l’intérêt général, ce qui implique le refus de tout gel.

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 21:28
Communiqué de la Fédération CGT des Services publics  Fonction publique territoriale :
Georges Tron caricature et désinforme !

Surenchérissant sur les propos tenus le 12 juillet sur France 2 par son nouveau mentor Nicolas Sarkozy, Georges Tron s’est répandu en récriminations contre la Fonction publique territoriale dans une interview parue le 15 juillet dans Les Echos.

Sur l’emploi, le secrétaire d’Etat à la Fonction publique assène comme une évidence première que « L’Etat s’impose le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, et il est normal et nécessaire que les collectivités participent à cet effort national (…) On ne peut pas non plus occulter que, de 1997 à 2007, hors transferts de compétences et de personnels, les collectivités territoriales ont créé 340.000 emplois supplémentaires. Il faut arrêter cette dérive. ».

 

G. Tron dessine ainsi l’image d’Epinal d’un Etat vertueux opposée à la caricature de collectivités dispendieuses.

Ce montage grossier ne résiste pas à un examen sérieux. La démonstration du secrétaire d’Etat présente en effet l’évolution de l’emploi public territorial hors de tout contexte. Elle occulte ainsi le fait que de 1996 à 2007, l’emploi public dans son ensemble a progressé de 15,8%, et que ce rythme est proche de celui de l’emploi total sur la même période (14,5%). G. Tron feint par ailleurs d’oublier que la population française a augmenté de plus de 4 millions durant la période considérée.

 

Loin d’être une aberration déconnectée des réalités nationales, le développement de l’emploi territorial s’inscrit d’une part dans un contexte d’augmentation de la population et donc des besoins sociaux qui en découlent, et d’autre part, dans une évolution de l’emploi public correspondant elle-même à la croissance globale de l’emploi.

 

Cet essor de la Fonction publique territoriale résulte de l’exercice de la démocratie de proximité et des choix opérés par les exécutifs locaux, y compris ceux de la majorité présidentielle. Les récents débats et votes au Sénat sur le projet de réforme territoriale ont d’ailleurs illustré l’attachement large des élus locaux à cette dimension de leurs prérogatives.

 

A propos des dotations de l’Etat aux collectivités, G. Tron estime que « Comme l’a déjà évoqué Nicolas Sarkozy au printemps, il faut aussi envisager de moduler ce concours financier afin de soutenir en priorité les collectivités dont la gestion est la plus rigoureuse et vertueuse ».

 

Pour la CGT, cette politique de rigueur appliquée à la FPT relève de choix antiéconomiques.

 

Etendre à la FPT le dogme du non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite ne ferait qu’aggraver le chômage et réduire la consommation alors même que l’économie stagne en plein marasme.

 

Poursuivre la politique de corsetage des finances locales, c’est priver les entreprises locales du poumon économique que représente la commande publique locale, qui, rappelons-le, compte pour 73% dans l’investissement public national. C’est donc aussi un mauvais coup contre l’emploi dans le secteur privé.

 

Priver les collectivités de ressources, c’est enfin et surtout mettre en danger le devenir des services publics locaux indispensables à la satisfaction des besoins des usagers.

 

G. Tron a en outre souligné sa volonté de « lancer une réflexion sur la gestion des agents dans la fonction publique territoriale, qu’une multitude de règles très rigides contraint abusivement. Cela rend la vie difficile aux collectivités (…) et pénalise aussi les agents en limitant leurs possibilités d’évolution ».

 

Nous n’oublions pas que G. Tron a été signataire de la proposition de loi scélérate du député Gorges visant à substituer le contrat de droit privé au Statut dans la FPT, et qu’il est donc prêt à aller très loin en la matière.

 

Son énième et ringarde attaque contre le Statut est pour la CGT l’occasion de réaffirmer que les garanties statutaires sont avant tout une protection pour le citoyen, puisque destinées à assurer l’égal accès aux emplois publics, à garantir les fonctionnaires contre l’arbitraire et le favoritisme et à donner ainsi à la puissance publique les moyens d’assurer ses missions sur tout le territoire dans le respect des règles d’impartialité et de continuité.

La vérité, c’est que le gouvernement fait l’impasse sur le principal moyen de reconnaître le travail des agents, à savoir l’augmentation du salaire indiciaire.

 

La vérité, c’est qu’après avoir lancé sa politique de casse de l’appareil d’Etat, le gouvernement confirme et précise sa volonté de s’attaquer frontalement aux services publics territoriaux et à leurs agents, avec l’objectif final de livrer les missions publiques au marché.

 

Les déclarations du secrétaire d’Etat à la Fonction publique confirment la nécessité d’amplifier le rapport de force pour mettre en échec le gouvernement Sarkozy-Parisot. La journée d’action du 7 septembre doit être la première étape d’une rentrée sociale brûlante nous permettant d’imposer des choix de progrès social !

 

Montreuil, le 20 juillet 2010.

 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 21:23

 on peut gagner !

 

Le gouvernement pensait qu’en dévoilant son projet de loi sur les retraites à quelques jours des congés d’été, l’affaire serait entendue. La mobilisation du 24 juin montre qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.

 

C’est bien parce que l’enjeu est d’importance, qu’il engage l’avenir de millions de salariés sur plusieurs décennies, que la CGT, qui a qualifié ce projet de « recul social sans précédent », a décidé de poursuivre sa campagne d’information et de mobilisation du plus grand nombre. Le document que nous vous remettons aujourd’hui vous livre notre analyse des conséquences brutales d’une loi surtout destinée à faire des économies sur les retraites en rabotant les droits sociaux. Il vous informera aussi de nos propositions.

 

Nous ne le cachons pas, nous vous demandons davantage encore que la simple lecture de ce texte. Nous souhaitons votre propre engagement pour empêcher les mesures annoncées d’être adoptées au Parlement, qui sera saisi dès les premiers jours de septembre.

 

Le caractère injuste du projet de réforme des retraites nécessite une unité large qui doit se faire entendre auprès des élus de la Nation.

 

Avec vous, la CGT est déterminée à tout faire pour préserver le droit à la retraite aujourd’hui menacé.

 

À bientôt,

  


Bernard THIBAULT Secrétaire général de la CGT

Pour lire le tract :

http://www.spterritoriaux.cgt.fr/IMG/pdf_4pretraite.pdflink

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 09:56

Dépenses publiques

Pour les salariés, pas de bouclier, mais réduction des budgets !

Du rabot à la hache !

 

Contrairement aux prévisions optimistes du gouvernement, la situation économique ne s’améliore pas. La politique suivie qui relève notamment de choix fiscaux partisans en aggrave les conséquences sociales, le chômage augmente, les conditions d’emploi se dégradent, les services publics sont affaiblis, Pôle Emploi annonce la suppression de 1000 CDD embauchés en 2010 pour faire face à la montée du chômage.

 

Comme nous le redoutions, ce n’est pas à coups de rabot, mais à coups de hache, que le gouvernement taille dans les budgets utiles au développement économique, à l’emploi et à la formation professionnelle.

 

Pour les salariés, pas de bouclier, mais réduction des budgets !

 

Dernier épisode en date, le gouvernement annonce qu’il va procéder à une ponction importante sur les ressources mutualisées de la formation professionnelle, privant ainsi les salariés et les entreprises d’une part de leur investissement formation dans une période où les besoins de formation garants de l’avenir n’ont jamais été aussi grands.

 

Cette ponction est non seulement illégale car contraire aux dispositions explicites de la loi du 24 novembre 2009 de l’Accord National Interprofessionnel (ANI), mais elle va également à l’encontre des objectifs de la réforme de 2009 puisqu’elle va se traduire par moins de formation pour les salariés et les demandeurs d’emploi. Elle porte, de plus, le risque d’une grave déstabilisation de la gestion paritaire des fonds de la formation professionnelle.

 

Cette annonce inacceptable sur le fond, relève d’un autoritarisme inacceptable. Le secrétaire d’Etat à l’emploi et le ministre du budget, par leur absence à la réunion du 16 juillet, ne font que confirmer le mépris dans lequel ils tiennent les représentants des salariés.

 

A la place qui est la nôtre, organisations syndicales de salariés en charge, dans le cadre du paritarisme, de l’orientation et de la gestion mutualisée d’une partie des fonds de la formation, nous élevons la plus vive protestation contre ces méthodes inacceptables et nous nous opposerons unanimement à cette décision si elle se confirme.

 

Des solutions rapides existent : la suppression des exonérations concernant les heures supplémentaires, ainsi que les charges patronales, dont l’efficacité est loin d’être avérée, apporteraient un supplément financier non négligeable, qui permettrait la mise en place d’une politique de plein emploi et de justice sociale et fiscale.

 

D’ores et déjà, la CGT appelle l’ensemble des salariés, les demandeurs d’emploi à participer massivement à la manifestation du 7 septembre 2010, afin d’obliger le gouvernement à mettre en place des mesures justes et revenir sur son plan de rigueur.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 09:53
Une intervention présidentielle qui conforte l’exigence de la mobilisation

mardi 13 juillet 2010

Lors de son intervention télévisée du 12 juillet, le président de la république a confirmé le contenu du projet de loi sur la réforme des retraites qui sera soumis aujourd’hui au Conseil des ministres.

 

Comme indiqué dans le communiqué de la CGT du 8 juillet, ce projet de loi n’a subi aucune modification, le gouvernement montrant en cela son refus d’entendre les salariés. Cette posture n’est pas pour surprendre. On se souvient que Messieurs Juppé et De Villepin tenait le même langage quelques heures avant de plier sous la pression populaire.

 

Sur le fond, il n’y a donc rien de nouveau et le président n’a fait que répéter ce qu’il martèle depuis déjà plusieurs mois, n’hésitant pas à manier le mensonge et l’omission. Ainsi, il prétend que tous les salariés qui ont commencé à travailler avant 18 ans partiront avant 60 ans. C’est un mensonge parce que cette possibilité ne serait ouverte qu’aux salariés qui ont commencé à travailler à 17 ans ou avant, et qui ont cotisé sans discontinuer. Nombre de salariés concernés qui ont connu le chômage et/ou la maladie ne pourraient accéder à ce dispositif.

 

Autre mensonge, le président affirme qu’il ne baissera pas les pensions. Comment peut-il tenir un tel propos alors qu’il sait très bien que les mesures imposées aux salariés et retraités par les réformes passées se traduisent d’ores et déjà par une « économie » de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Cette « économie » correspond bien à un rabougrissement des pensions. La question de l’emploi a été la grande absente de l’intervention présidentielle. C’est pourtant un des leviers essentiels pour financer durablement les retraites. La CGT estime que le plein emploi permettrait d’assurer la moitié des financements nécessaires. Assurément, la meilleure réponse réside dans la mobilisation.

 

Dès ce jour, des dizaines de rassemblements unitaires se sont tenues dans l’ensemble des territoires pour montrer au gouvernement que les salariés ne s’en laisseront pas compter.

Par ailleurs, des délégations CGT ont remis dans les préfectures les cartes pétitions signées (plus de 553 000). Malgré une chaleur estivale qui invite plutôt à l’indolence, les organisations de la CGT sont sur le pont et travaillent d’arrache-pied, aux côtés des autres organisations syndicales, à une rentrée offensive avec un premier rendez-vous d’envergure le 7 septembre.

Montreuil, le 13 juillet 2010

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