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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 14:28

 

Bernard Thibault dénonce,
 la "dramatisation" du gouvernement
lundi 15 février 2010, par Frédéric Dayan

Dans un entretien à l’AFP, Bernard Thibault dénonce la "dramatisation" du gouvernement. Le secrétaire général de la CGT reproche au gouvernement, , de se livrer à "une dramatisation" à propos de la situation des retraites, avant le sommet social de ce lundi matin à l’Elysée.

(Propos recueillis par Thierry MASURE)

Q - Qu’allez-vous dire au président Nicolas Sarkozy lors du sommet social ?

R - Une part des échanges va porter sur le diagnostic. En période préélectorale, on peut penser que le gouvernement s’attache à présenter son bilan de la manière la plus positive possible, mais enfin...

Toutes les projections, tous les économistes laissent à penser que si rien ne change, on en a pour plusieurs années. Or, rien ne change et l’actualité des entreprises continue d’être imprégnée par une recherche de rentabilité financière excessive. Ce que dit le président de la République est de moins en moins perçu comme conforme à la réalité.

Q - Des mobilisations dans la rue sont-elles envisageables ?

R - Bien sûr, et on va dès lundi soir (en intersyndicale) faire un point de la situation, avec l’idée de travailler à une mobilisation dès le mois de mars. La mobilisation portera plus généralement sur la situation économique, les questions d’emploi, de pouvoir d’achat, de services publics et naturellement les retraites.

Ce que je vais chercher à faire avec mes homologues lors de la rencontre avec le chef de l’Etat, c’est surtout de l’amener à être plus précis sur le calendrier des discussions sur le dossier retraites. Il n’est pas sûr qu’on y parvienne, mais dans ce cas, c’est qu’on nous prépare un mauvais coup avec une procédure expresse. Si c’est ça, on ne laissera pas passer, c’est évident.

Q - Comment jugez-vous la position du gouvernement sur les retraites ?

R - Une série d’arguments, que nous réfutons, nous est présentée pour justifier une réforme en urgence. Il est totalement disproportionné de nous annoncer, comme le fait le Premier ministre, un déficit du système de retraite de l’ordre de 100 milliards d’euros à l’horizon 2050. Personne ne sait d’où sort ce chiffre, ça n’existe dans aucun document officiel, donc il y a une volonté de dramatisation pour justifier cette réforme. Ensuite, on n’est même pas capable de savoir ce que sera l’emploi en fin d’année, c’est dire qu’on ne peut pas prédire ce que sera l’emploi en 2050 !

 
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 21:59

Pour une maison commune des retraites

Dans le débat qui va s'ouvrir sur la réforme des retraites, on sait à l'avance que le manque d'unité des salariés et des organisations syndicales serait un handicap dont Medef et gouvernement ne manqueraient pas de profiter comme ils l'ont déjà fait pour les réformes passées.


Que l'on se souvienne en effet: le gouvernement s'est d'abord attaqué aux salariés du privé en 1993, ensuite aux fonctionnaires en 2003, puis aux salariés des régimes spéciaux (Sncf, Ratp, industries électriques et gazières) en 2007. Chaque fois, les intérêts des uns ont été  les «otages»de ceux des autres tandis que l'on pressentait bien que ce qui se tramait pour les premiers finirait par tomber sur le coin du nez des suivants. La diversité historiques des régimes souvent présentée comme autant de niches à privilèges indus n'a sans doute pas simplifié la tâche pour solidariser l'ensemble des salariés.

C'est pour sortir de cette logique que la CGT a adopté lors de son dernier congrès la proposition d'une «maison commune» des retraites.  Cette maison commune, qui n'a rien à voir avec un régime unique permettrait de solidariser les régimes tels qu’ils sont, avec leurs spécificités, leurs histoires respectives…permettrait de promouvoir un socle commun de droits et de garanties de haut niveau. Il y a bien des domaines dans lesquels des progrès pourraient être réalisés.
Citons, par exemple, la validation des années d’études ainsi que des périodes de précarité, qui participe d’une autre approche de la notion de carrière complète et qui pourrait se traduire par une constitution de droits dès l’âge de dix-huit ans pour tous, y compris les étudiants ou les primo-demandeurs d’emploi…

La conséquence et c’est bien l’objectif visé, serait l’accès du plus grand nombre, dès soixante ans, à un taux de remplacement d’au moins 75% du salaire de référence. Voyons bien qu'une telle architecture permettrait de redonner confiance aux jeunes salariés qui sont de plus en plus nombreux à considérer qu’ils n’auront pas de retraite, ou si peu… Cette absence de confiance, qui doit être prise au sérieux parce que susceptible de conduire à une implosion du système.

La manière dont les organisations syndicales travailleront sur ce dossier des retraites sera évidemment déterminante, car comme on l'a vu lors des réformes précédentes, la désunion a ouvert un boulevard au gouvernement.

Ce lundi, une intersyndicale doit se tenir avec notamment cette question à l'ordre du jour. «Notamment» car au delà du rendez-vous 2010, toutes les questions sociales posées par la crise actuelle demeurent et doivent être traitées et si possible dans une démarche unitaire.

Elles ne sont d'ailleurs pas déconnectées du dossier des retraites, mais intimement liées puisqu'on ne peut imaginer sauver la répartition solidaire sans une autre politique d'emploi, de salaires par exemple.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 19:55
Communiqué de la Fédération CGT des Services publics 
Infirmières, puéricultrices, personnels paramédicaux...
 Bachelot nous vole notre retraite

Sous prétexte de reconnaissance de la nouvelle formation infirmière « Licence Master Doctorat » (LMD), les infirmiers et les corps paramédicaux des trois fonctions publiques, (dont la durée d’études est d’au moins trois années après le BAC avec reconnaissance dans le cadre de LMD) vont être dans l’obligation d’intégrer de nouveaux corps et cadres d’emplois.


L’axe majeur des nouvelles grilles est le chantage fait aux professionnels de santé d’une augmentation de leur salaire au moment du passage dans les nouvelles grilles contre l’abandon de la possibilité de partir à 55 ans (catégorie active).


De plus à ce jour, le niveau de rémunération indiciaire, dont la revalorisation est inconnue à ce jour pour la fonction publique territoriale, est loin être à la hauteur pour la fonction publique hospitalière


Cette réforme sera applicable aux personnels infirmiers et paramédicaux, actuellement classés en catégorie B et en catégorie active pour la retraite, sur la base d’un choix individuel et imposé aux nouveaux professionnels.


Sous prétexte de reconnaitre le niveau d’analyse et technicité propre aux infirmiers et aux professions paramédicales et pour être en cohérence avec les évolutions démographiques, le gouvernement impose l’alignement de l’âge de départ de la retraite à 60 ans avec pour limite 65 ans !!!


INCOHERENCE :
Avec cette Réforme : 2 professionnels

- Avec un même diplôme,
- Travaillant dans le même service,
- Exécutant les mêmes missions …

….. Pourraient, en fonction du choix retenu
- Etre rémunérés différemment !!!
- Ne pas avoir la même reconnaissance de la pénibilité !!!


MENSONGES :

Le gouvernement affirme que l’âge moyen de fin d’activité est supérieur à 55 ans
- 1/3 des Aides-soignantes partent en invalidité avec une moyenne d’âge de 48 ans.
- 1/5 des infirmières de la Fonction Publique partent avant 55 ans en invalidité. En 2009, le nombre de départ en retraite pour invalidité a augmenté de 10%.


ARNAQUE :


Demain = A qui le tour ?
Aides-soignantes, Sapeurs-Pompiers, etc… ?


Aujourd’hui nos pensions sont calculées sur la base indiciaire des 6 derniers mois Demain, le gouvernement va vouloir aligner le calcul du montant de nos pensions sur le privé (25 ans).


La reconnaissance salariale de nos professions ne peut être échangée contre la reconnaissance de la pénibilité de nos conditions de travail.


Ensemble nous devons exiger :


- Une réelle revalorisation des grilles indiciaires,
- L’arrêt immédiat du chantage à l’âge de départ à la retraite
- La reconnaissance de la pénibilité.

- Catégorie A contre la retraite à 55 ans. C’est un chantage.
- Non reconnaissances de la pénibilité des conditions de travail.

C’EST UN MARCHE DE DUPE :

Pour quelques dizaine d’euros (et encore pas pour tous) :
Un allongement de durée de carrière et recul de l’âge de la retraite à partir de 60 ans.
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:56

Retraite :
Touchez pas aux acquis





La retraite à 60 ans est ressentie comme un acquis social par 6 Français sur 10. C’est ce qui ressort d’un sondage BVA publié vendredi par Les Échos. Et ils ne sont que 34% à estimer que l'âge de la retraite peut être repoussé en raison de l'allongement de l'espérance de vie. Le chef de l’État et le gouvernement le savent: ils ne pourront pas repousser l’âge de la retraite en misant sur le matraquage opéré depuis 20 ans autour du défi démographique. C’est que les choses ne vont pas d’elles mêmes dans l’esprit des salariés. En effet, aucune des mesures prises par Balladur,Veil, Fillon ou dans les accords Agirc-Arrco n’ont permis de remettre à flot les régimes de retraite. Les Français, et notamment les plus jeunes doutent de la pérennité de notre système solidaire. Mais ils sont aussi lucides sur la fin de la vie professionnelle.


Qu’est-ce qui aujourd’hui peut donner envie et confiance pour travailler au-delà de 60 ans?Pourquoi repousser l’heure de la liquidation d’une pension quand l'âge moyen de cessation d'activité se situe entre 58 et 59 ans. Selon des chiffres communiqués par la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse, seulement 34,8%des assurés ayant liquidé leur retraite en 2007 percevaient un salaire relevant du régime général l'année précédente et 17,5% un salaire dans un autre régime.

Dans les autres cas, ils n'étaient pas en situation d'emploi: 21% étaient au chômage, 3,8% en maladie, 6,8% en invalidité et 25% n'avaient aucun trimestre d'assurance validé. C’est l’un des arguments décisifs qui plaide contre un recul de l’âge légal. Mais ce n’est pas le seul.

En effet, au nom de quelle loi d’airain, faudrait-il que les gains d’espérance de vie qui sont largement le fait des progrès en matière de protection sociale, de santé devraient être partagés -on devait dire confisqués- avec le travail? Pourquoi faudrait-il que nous renoncions à une norme sociale telle que la retraite à taux plein à 60 ans alors qu’aux deux extrémités de la vie professionnelle tout n’est que chômage, précarité, bas salaires et non reconnaissance des qualifications.

Cotiser plus longtemps? Chiche! Les jeunes qui poireautent en moyenne onze ans avant de décrocher un CDI et qui subissent les bas salaires aspirent à construire leur présent mais aussi leur avenir. Les «seniors» quant à eux, en ont par-dessus la tête de ce management qui les exclut. S’il faut cotiser d’avantage, mettons d’abord à profit les deux bouts de notre vie professionnelle, mais aussi nos périodes de formation initiale avec une reconnaissance des années d’étude. Soyons clairs, le gouvernement et le Medef ne veulent  pas repousser l’âge de départ pour le plaisir de profiter de nos savoirs et de notre expérience. Ils veulent seulement introduire un nouveau mécanisme permettant de faire baisser le niveau de la pension liquidée.

Un sondage, ça ne fait pas tout, loin de là, mais celui-ci nous dit que nous pouvons aller au devant de nos collègues pour débattre de quelle réforme nous voulons. Il montre que les salariés ne sont manifestement pas acquis aux réformes que tentent d’imposer les libéraux.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:53
REFORME DES RETRAITES :
Ça part extrêmement mal

Le Premier ministre et le ministre du Travail ont donné ce week-end quelques indications sur les mesures qu’ils comptent mettre sur la table en matière de retraite au cours du « rendez-vous » 2010.

On est à peine surpris de constater que ce sont de nouvelles régressions qui sont à l’ordre du jour. Pour tout le monde, il en est ainsi du recul de l’âge légal pour faire valoir ses droits. Pour la CGT, rappelons qu’il ne saurait être question de remettre en cause les 60 ans.

Mais, dans les dispositions évoquées, voici également que resurgit le serpent de mer du calcul de la retraite sur les 6 derniers mois de traitement pour les fonctionnaires.

Autrement dit, sous prétexte d’équité avec les salariés du régime général, on pourrait rallonger la période de référence à 3 ans, voire peut-être davantage.

Faut-il rappeler encore un fois, comme le fait d’ailleurs le Conseil d’Orientation des Retraites, que si le ratio actuel des retraites moyennes nettes sur le revenu d’activité moyen net des fonctionnaires est légèrement supérieur aux cadres du privé, il est nettement inférieur aux non cadres ?

En réalité, rompre avec le principe des 6 derniers mois de traitement, c’est programmer une baisse vertigineuse des pensions des fonctionnaires et c’est mettre à mal le principe même d’une Fonction publique de carrière.

Pour la CGT, c’est clair :

Ce n’est pas négociable.

Plus que jamais, l’heure est donc à de nouvelles mobilisations, unitaires, solidaires et puissantes, pour revenir sur les nombreux reculs imposés ces dernières années et obtenir une véritable réforme de progrès.


Montreuil, le 2 février 2010

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 12:16

 

Rapport du Conseil d’orientation des retraites
jeudi 28 janvier 2010
Le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) confirme qu’une réforme des retraites sur le modèle suédois conduirait à une chute importante du pouvoir d’achat des retraités


Le COR a rendu public son rapport « Retraites : annuités, points ou comptes notionnels ? Options et modalités techniques ». Ce rapport résulte d’une commande du Parlement dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009. Le Conseil a réalisé un travail approfondi, s’appuyant sur des expertises diverses, en particulier les services de la CNAV et de l’INSEE, ainsi que sur des auditions. Il analyse les différentes hypothèses de transformation de notre système de retraite découlant de la demande parlementaire.


Sans surprise, il montre qu’une réforme systémique, visant en particulier à transposer le modèle suédois, telle que le proposent certains experts, conduirait à une baisse importante du niveau des retraites. Une transformation du régime de base et des régimes complémentaires en un régime unique par points entraînerait cette même conséquence. Dans les deux cas, les risques associés aux retraites, au lieu d’être traités par la solidarité au sein des générations et entre générations, seraient renvoyés vers le salarié pris individuellement qui aurait pour seul choix de retarder son départ à la retraite ou d’accepter une baisse du niveau de sa pension.


Le COR démontre que côté simplification et lisibilité, les régimes par point ou par compte notionnel sont loin de tenir leurs promesses. En outre, ils ne résolvent en rien les besoins de financement du système et ils signeraient la fin de la notion de carrière complète et de taux plein.


La CGT a fait des propositions, émis des critiques et contesté le principe de fusion de l’ensemble des régimes qui ne pourrait se traduire que par des reculs.


La CGT se félicite que le premier objectif de notre système de retraite, qui est de garantir un haut niveau de retraite, ait été réaffirmé, alors qu’était privilégiée une approche comptable et financière du pilotage du système.

L’analyse a cependant ses limites. Elle privilégie largement des indicateurs technocratiques qui visent à traiter notre système de retraite comme des retraites par capitalisation ou de simples assurances.


Enfin, la comparaison des systèmes sous-estime les conditions économiques nécessaires pour assurer l’équilibre financier des retraites, et notamment la nécessité impérieuse du plein-emploi, et la qualité de ce dernier.


La solution au problème des retraites ne résultera pas de choix techniques et technocratiques, illisibles pour la masse des salariés et des citoyens. Ce n’est pas en revenant à une logique d’assurance, mais bien en développant les atouts d’un système solidaire, que l’on redonnera confiance dans la capacité à long terme de notre système de retraite à garantir aux générations futures un niveau de vie satisfaisant.

Montreuil le 28 janvier 2010

 
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 18:59

Age de la retraite :
Droit d'inventaire ou liquidation ?


Le sujet des retraites est bien trop lourd d’enjeux sociaux pour qu’on l’aborde de la manière dont il a été traité cette dernière semaine.

Donner, comme vient de le faire Martine Aubry, un quasi sauf-conduit pour repousser au-delà de 60 ans l’âge de départ en retraite à«61 ou 62 ans»(«Je n'imagine pas qu'on aille plus loin», dit-elle), c’est un peu dire aux forces sociales: «fermez le ban». C’est aussi accepter de liquider un des acquis de la gauche au pouvoir qui figurait encore à l’inventaire, bien que malmené par les réformes successives.


Cette manière de prendre acte des réformes proposées ne sera pas d’un grand secours pour affronter Medef et gouvernement sur cette question alors que rien n’est joué sur cette question. Brandir la perspective du vieillissement démographique pour en faire une catastrophe ne permet pas hélas de bien poser les termes du débat.
La question de l’avenir de notre système de retraite reste, qu’on le veuille ou pas, celle du partage de la richesse créée. Et sur ce point, les trois scénarios du Conseil d’Orientation des Retraites avaient montré que l’évolution de la part du PIB que notre pays devrait consentir pour financer les retraites d’ici à 2050 n’était pas insurmontable et qu’elle était en tout point comparable avec ce que la France consentait dans les années 70. Mieux, en mettant à contribution, non plus seulement les salaires, mais aussi les profits, on peut pérenniser notre système par répartition en maintenant les droits actuels et surtout sans risquer de faire peser sur les générations futures une charge insupportable.

La CGT ne se résoudra pas à de nouvelles mesures de recul de l’âge de la retraite alors que toutes les réformes (Balladur, Accord Agirc-Arrco, Fillon) ont conduit à une baisse des pensions qui commence à prendre effet sur les retraites liquidées aujourd’hui. Reculer l’âge de la retraite, allonger la durée d’assurance pour une retraite à taux plein, introduire des mécanismes de décote ont eu, et auront encore durablement, pour effet de faire baisser le niveau de vie des retraités.

La réforme des retraites ne peut être abordée sans reposer l’exigence d’une reconnaissance de la pénibilité pour un départ en retraite avant 60 ans. Elle doit aussi permettre de poser la question de la réforme du financement des retraites permettant de pérenniser le système par répartition. Mais cette éventualité est rejetée catégoriquement par le patronat qui ne veut plus consentir le moindre euro supplémentaire au financement des retraites. Quelque part, accepter comme seul alternative un nouveau recul de la protection sociale, c’est lui donner quitus.

C’est oublier que toutes les richesses que le patronat refuse de partager ont alimenté les bulles spéculatives qui ont précipité le monde dans la crise.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 20:56

Lu dans le Parisien du 25/01

Bernard Thibault appelle à l’unité sur les retraites
lundi 25 janvier 2010, par Frédéric Dayan

Le secrétaire général de la CGT s’exprime aujourd’hui dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France. Il en appelle à la "mobilisation" dans "l’unité syndicale" pour "éviter une décision brutale du gouvernement" remettant en cause la retraite à 60 ans.

Bernard Thibault souhaite "de nouvelles initiatives qui en appellent à la mobilisation des salariés afin d’exercer une pression plus forte. On a fait la démonstration que l’unité syndicale était mobilisatrice, d’autant que l’avenir des retraites s’ajoute aux multiples problèmes liés à l’emploi et au pouvoir d’achat.

A la question : "en vous opposant à l’allongement de l’âge de la retraite, êtes-vous vraiment en phase avec les Français ?" le secrétaire général de la CGT assure que
beaucoup s’expriment sur le sujet en étant déconnectés de la vie des salariés et sans tenir compte du marché du travail. Le chômage progresse pour les jeunes et pour les plus anciens dont certains vont être condamnés aux minima sociaux avant de pouvoir atteindre l’âge de la retraite.

 Comment justifier auprès d’eux qu’ils devraient à l’avenir cotiser plus longtemps ? Nous allons donc défendre ardemment le droit au départ à 60 ans. Le vrai sujet, c’est celui de l’emploi et du partage des richesses créées.

La réforme des retraites, ça n’est pas qu’une question de financement. C’est d’abord un débat de société et un choix politique.

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 22:08

Jeunes apprentis

Il faut garantir leurs droits à la retraite

A la veille du rendez-vous sur les Retraites, le gouvernement porte atteinte aux droits à retraite des jeunes apprentis.


Il n’a rien trouvé de mieux que de projeter, par un simple arrêté, la modification du calcul des cotisations de Sécurité sociale des apprentis. Ce qui conduirait à une perte des droits à retraite pour 30% des jeunes. La moitié perdrait 2 trimestre, l’autre moitié 1 ; ceci pour une économie de 70 millions d’euros !


Le Conseil d’administration de la CNAV, à une grande majorité des organisations syndicales et patronales, a voté contre ce projet de texte et demandé un réexamen du dossier lors du rendez-vous des retraites en 2010.

Ce projet rentre en totale contradiction avec tous les beaux discours sur le développement de l’apprentissage prôné par le gouvernement.


On ne peut pas accepter une diminution des droits des jeunes, déjà très largement confrontés à des problèmes de précarité et de bas salaires.


La CGT fera tout pour que ce projet d’arrêté n’aboutisse pas et se battra pour que dans le cadre du rendez-vous sur les retraites, les années d’apprentissage, de stage soient entièrement validées.

Montreuil, le 22 janvier 2010


















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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 08:28
La CGT propose une intersyndicale
mardi 19 janvier 2010, par Frédéric Dayan

La Commission exécutive de la CGT réunie ce mardi 19 janvier a annoncé qu’elle "va proposer l’organisation d’une nouvelle intersyndicale dès que possible" afin "d’évaluer collectivement les possibilités d’action unitaire sur un plan interprofessionnel" et d’autre part "de travailler aux convergences revendicatives sur l’avenir des retraites".

 

 
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