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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 22:43

 

Les Policiers Municipaux

 

passent à l'action

 

 

 Depuis le 1er avril, les policiers municipaux sont dans l’action pour obtenir des négociations sur le volet social qu’ils revendiquent en vain depuis des année

 

Ø   La revalorisation des carrières des agents de la catégorie C ;

-       Passage des Gardiens de l’échelle 4 à l’échelle 5

-       Passage des Brigadiers de l’échelle 5 à l’échelle 6 (IB 499)

-       Passage des Brigadiers Chefs Principaux de l’échelle 6 sur une échelle spécifique terminant à l’Indice Brut  529

Ø   La prise en compte de la pénibilité et de la dangerosité de leur métier pour les Policiers Municipaux ;

Ø   L’attribution obligatoire de l’ISF au taux maximum pour tous et sa prise en compte dans le calcul de la retraite ;

A ce jour, le gouvernement dit ne pas être bloqué sur des évolutions mais se retranche derrière le refus de l’Association des Maires de France pour ne toucher à rien. Aussi l’intersyndicale a décidé de demander une rencontre avec l’AMF et le gouvernement pour permettre un déblocage de la situation. L’engagement de tous est donc plus que jamais nécessaire pour maintenir la pression auprès de nos employeurs.

L’Intersyndicale Police Municipale appelle les Policiers Municipaux à cesser les verbalisations à compter du 1er mai 2010 et ceci jusqu’à obtention de nos revendications

L’Intersyndicale appellera Nationalement les Policiers Municipaux à cesser leur travail et à participer à des rassemblements régionaux sur toute la France le 1er juin 2010

 

Le gouvernement et l’AMF doivent savoir que nous ne lâcherons pas, nous voulons des réponses claires sur le volet social pour assurer pleinement les missions qui nous incombent.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 22:40
L’impasse des « négociations » sur la catégorie A
 

Le gouvernement a conduit des discussions sur la catégorie A avec les 4 organisations (CFDT, la CGC, la CFTC et l’UNSA) signataires d’un relevé de conclusion du 21 février 2008 relatif aux carrières et aux politiques indemnitaires. A noter que ces organisations représentent une minorité d’agents dans la catégorie A comme dans l’ensemble de la Fonction publique.

L’ambition affichée visait ni plus ni moins à « reconstruire les grilles indiciaires de la catégorie A et B ». Mais dans la réalité, le gouvernement n’a jamais eu l’intention de reconstruire « complètement les grilles indiciaires », « ce n’est pas le schéma retenu par le ministre » nous a-t-on clairement précisé lors de la rencontre bilatérale que nous avons eue avec le cabinet du ministre sur cette question le 28 janvier dernier (cf le compte-rendu dans le Fonction publique de janvier 2010 ou sur le site de l’UGFF).
La CGT a été invitée à participer le lundi 29 mars à une réunion conclusive devant déboucher sur une séance de signature.

Assez curieusement, aucune des organisations signataires n’a souhaité prendre la parole en début de séance, chacune d’entre elles regrettant in fine des dispositions gouvernementales fort éloignées d’une réelle revalorisation de la carrière de la catégorie A.

 

Les propositions gouvernementales
Le schéma de janvier 2010 proposé en janvier est peu modifié. L’accès au grade à accès fonctionnel (Graf) est possible à partir du 6ème échelon et non du 7ème L’indice du premier échelon d’attaché est porté à l’IB 404 (365 majoré).
Pour les administrateurs, l’accès au grade à accès fonctionnel est également avancé du 6è au 7è échelon.
Le gouvernement à la recherche désespérée de signataires fait la proposition ultime d’améliorer le quota d’accès au Graf ainsi que celui de la hors échelle A. Il déclare être prêt à faire un nouvel effort pour l’indice de début de carrière….

 

La position de la CGT
La délégation de la CGT était composée de Philippe Crépel pour la FPH, Serge Robineau pour la FPT, de Gilles Oberrieder et de Patrick Hallinger pour l’UGFF.

La CGT affirme son entière disponibilité pour une véritable négociation sur la grille à partir des qualifications d’aujourd’hui. La question se pose d’autant plus pour la catégorie A que celle-ci a particulièrement subi l’écrasement de la grille et les effets des politiques salariales successives. En 1983, l’indice de début de la catégorie A était à 175 % du SMIC. Il est aujourd’hui à 120 % !

La proposition de création du Graf montre la limite des facilités de gestion qui ont conduit à multiplier les statuts d’emploi. Il apparaît la nécessité de sécuriser les parcours professionnels et de ne pas faire dépendre la situation matérielle des cadres de la seule détention d’un emploi par nature précaire. La même remarque vaut pour les primes qui se sont multipliées depuis 1983 avec un taux de primes passant de 20 à 40 % pour le A aujourd’hui (les corps d’enseignants étant mis à part) !
La CGT ne conteste certes pas l’existence d’emplois à la discrétion du gouvernement : préfets, directeurs d’administration centrale, etc.

Ceux-ci doivent être d’un nombre limité. Les cadres et les cadres supérieurs comme tous les fonctionnaires doivent disposer de garanties statutaires pour ne pas faire dépendre leur carrière de l’allégeance au pouvoir en place ou de la subordination à tel ou tel lobby.

 

C’est pourquoi CGT formule les propositions suivantes :

  1. la mise en extinction du statut d’emploi dans le A type, ce statut serait de plus en concurrence avec le Graf.
  2. le Graf doit devenir un 3 è grade, non contingenté avec un indice terminal à HEA également non contingenté. La CGT considère qu’à terme une carrière en 2 grades est suffisante.
  3. La revalorisation indiciaire doit représenter un progrès pour tous les agents, avec au minimum un gain de 40 points d’indice.
  4. Pour le A supérieur, des réponses peuvent être apportées également en terme statutaire, en similitude à ce qui existe pour les corps techniques (Cf les carrières d’IPEF par exemple).
  5. Pour les corps du « petit A » ou « A prime » (assistants ingénieurs et autres…), l’ouverture de négociations sur leur devenir est nécessaire. D’une manière générale, une revalorisation indiciaire est indispensable, ils doivent être reclassés sur la grille en fonction des qualifications exigées.
  6. Pour la FPH et la FPT, les documents ne font qu’indiquer le principe d’une transposition. Il apparaît au contraire nécessaire de prendre en compte les spécificités.

Dans le débat les représentant des collectivités territoriales, notamment celui de l’ARF (Association des Régions de France), font part de réserves portant notamment sur la mise en place du Graf alors même qu’il existe déjà dans la fonction publique territoriale des emplois fonctionnels dépendant du pouvoir politique. Il est à noter en outre qu’il existe dans les corps d’attachés un véritable grade de directeur et non pas un statut d’emplois. Le Graf conduirait à sa mise en cause.

 

Au bout du bout d’un processus
L’opération gouvernementale avait pour objectif d’opposer des organisations, celles signataires des accords de février 2008 aux autres et cela en contradiction même des accords de Bercy sur la représentativité. C’est raté. Pour la catégorie B, l’UNSA a été le seul syndicat à avaliser le modeste dispositif en approuvant le projet de décret sur l’évolution des catégories B et CII à la commission des statuts du conseil supérieur de la Fonction publique de l’Etat du 9 juillet 2009.

Aucun syndicat n’a donné son accord à la mise en place de l’intéressement. Aucune n’a, non plus, signé la proposition d’accord sur la catégorie A.

La CGT considère pourtant urgente l’ouverte de négociations sur la grille et notamment sur la catégorie A.

Suite à une suspension de séance et au nom des 8 organisations syndicales, la CGT a demandé au secrétaire d’Etat à la Fonction publique d’ouvrir le plus rapidement possible des négociations sur l’ensemble de la grille.

Le secrétaire d’Etat a alors affirmé que le processus ouvert par les accords de février 2008 était clos. Le gouvernement proposera un amendement gouvernemental créant le Graf au projet de loi mobilité en cours de discussions au Parlement.

La CGT appelle pour sa part à développer la pression pour débattre au fond de la reconstruction d’une grille unique de la fonction publique à partir de la reconnaissance des qualifications d’aujourd’hui et d’un minimum salarial donnant à chacun les moyens de vivre.

Elle développera ses propres initiatives en direction des personnels de catégorie A qui aspirent à une autre reconnaissance de leur investissement professionnel avec une réelle revalorisation indiciaire et une sécurisation des déroulements de carrière dans un cadre statutaire.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 22:01
Pour un grand 1er mai unitaire,
tous mobilisés

 

CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA appellent ensemble

 

Emploi, conditions de travail, pouvoir d’achat, avenir des retraites sont au cœur des préoccupations des salariés du public et du privé. Le sont aussi les axes revendicatifs portés en commun par l’intersyndicale depuis 16 mois. Ce sont sur ces priorités qu’elle interpelle :


- les pouvoirs publics,


- le patronat,


- les chefs d’entreprise. La situation économique et sociale est d’ores et déjà à l’origine de nombreuses luttes, souvent unitaires, des salariés du public comme du privé. Ces mobilisations doivent s’inscrire dans la durée.

 

C’est pourquoi nous décidons de faire connaître nos exigences auprès des salariés toute la journée du 20 avril. C’est pour ces raisons que les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent les salariés à manifester très nombreux le 1er mai pour affirmer leurs attentes d’un monde plus juste où, partout, chacun a droit à un travail décent.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 21:58
Communiqué de presse Fonction publique territoriale CGT – CFDT – FO – UNSA – CFTC – FA-FPT
Réforme des carrières
des travailleurs sociaux
 

LES ORGANISATIONS SYNDICALES CLAQUENT LA PORTE !

Le groupe de travail sur la réforme de la catégorie B de la Fonction Publique Territoriale, mis en place par la Direction Générale des Collectivités territoriales (DGCL) et composé des organisations syndicales CGT, CFDT, FO, UNSA , CFTC, FA-FPT, des représentants des élus était convoqué le 15 avril 2010.

L’ordre du jour portait sur l’examen de la filière sociale et en particulier des cadres d’emploi des Assistants Sociaux Educatifs et des Educateurs de Jeunes Enfants. Il a été décidé par le Gouvernement que la Fonction Publique Territoriale, majoritairement concernée (+ de 30 000 agents) piloterait ce dossier pour les trois versants de la Fonction Publique (Etat, Hospitalière, Territoriale).

L’ensemble des organisations syndicales revendique depuis plusieurs années la légitime reconnaissance des niveaux d’études à Bac +3 pour les Assistants Sociaux Educatifs et les Educateurs de Jeunes Enfants, tout comme les infirmières.

Les propositions inacceptables faites par la DGCL, sans aucune marge d’évolution possible vers l’accès à la catégorie A ont conduit toutes les organisations syndicales à quitter la réunion.

Elles sollicitent une audience auprès du Ministre de la Fonction Publique pour réaffirmer leur volonté de voir s’ouvrir de véritables négociations.

A Paris, le jeudi 15 avril 2010

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 21:54
Communiqué des Fédérations CGT de la Santé, des Services publics et du Commerce et des services
 Alerte générale
pour la petite enfance

Le collectif « Pas de bébés à la consigne » appelle à une mobilisation dès maintenant et durant tout le mois de mai

 

La réussite de la journée nationale d’action, de grève et de manifestations, le 8 avril 2010 confirme l’ampleur de la mobilisation contre le projet d’assouplissement des règles d’accueil des enfants en crèche.

 

Après le succès des mobilisations du 17 février et du 11 mars, à nouveau 10 000 personnes ont manifesté à Paris entre Port-Royal et le secrétariat d’Etat à la Famille le jeudi 8 avril 2010, des milliers de personnes se sont aussi rassemblées lors des 50 rassemblements sur tout le territoire.

 

Cette troisième journée d’actions atteste la vigueur d’un mouvement d’une ampleur inédite de la petite enfance.

 

Seule Nadine Morano n’a vu qu’un mouvement qui « s’essouffle »……
Devant un mouvement qui ne se dément pas, Nadine Morano persiste et signe en répétant qu’elle ne modifierait pas le décret qui permettrait d’augmenter ponctuellement les capacités d’accueil des crèches et de réduire le nombre de personnels diplômés (auxiliaire de puériculture, éducateur de jeunes enfants...) au profi t de personnels moins qualifiés, comme les titulaires de CAP Petite enfance.

 

Le collectif « Pas de bébés à la consigne ! » est déterminé à rester mobilisé jusqu’au
- Retrait du décret sur l’accueil collectif,
- Retrait de la proposition de loi sur les maisons d’assistantes maternelles,
- Rétablissement des postes d’enseignants supprimés avec leurs conséquences pour la maternelle,
- Et l’ouverture de négociations pour un plan d’urgence de la petite enfance.

Le collectif « pas de bébés à la consigne » appelle à une mobilisation qui redouble d’envergure.

 

Le collectif sollicite les groupes parlementaires pour des rencontres, et organise une initiative avec un point presse le 29 avril 2010 à 11 heures devant l’Assemblée Nationale pour exiger le retrait de la proposition de loi sur les assistantes maternelles.

Le collectif s’adresse aux élus locaux afin qu’ils prennent position pour le retrait du nouveau décret sur l’accueil collectif et qu’ils s’engagent à ne pas l’appliquer quoiqu’il advienne.

Le collectif demande à tous les professionnels et parents d’envoyer un courrier à Monsieur Le Président de la République, accompagné de l’argumentaire contre le décret.

 

 Le collectif appelle à participer aux manifestations du 1er mai.

 

Le collectif appelle à une journée de grève générale de la petite enfance le jeudi 6 mai 2010 : il demandera à être reçu par le Président de la République et une manifestation à Paris partira à 10 heures de la place de la Bastille.

 

Le collectif appelle tous les professionnels et les parents à une manifestation à caractère national le samedi 29 mai 2010.

 

La Cgt, impliquée dans le collectif, demande à toutes ses organisations de contribuer au succès de ces initiatives et de participer à la construction de collectifs départementaux « pas de bébés à la consigne ».

 

POUR LE PRESENT ET POUR L’AVENIR DE NOS ENFANTS
POUR LE DEVELOPPEMENT D’UN SERVICE PUBLIC DE LA PETITE ENFANCE

Le 15 avril 2010

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 21:49
Communiqué des organisations CGT de la Fonction publique : Après la mobilisation massive du 23 mars, amplifions le rapport de force !

Dans le cadre du mouvement lancé par l’intersyndicale CGT-CFDT-UNSA-FSU-Solidaires suite à la réunion unitaire du 30 mars, nos organisations appellent à faire du 1er mai une journée massive de mobilisation sur les enjeux de retraite, d’emploi et de service publics, de salaire.

Afin de préparer un grand 1er mai revendicatif, elles appellent en outre à faire du 20 avril une journée d’action sous des formes diversifiées, en lien avec les initiatives interprofessionnelles, pour mettre un accent particulier sur les effets locaux de la politique gouvernementale de destruction de la Fonction publique. A cet effet, nos organisations mettent à disposition un préavis de grève.

L’heure est à l’action !
La situation de l’emploi dans notre pays reste particulièrement tendue.
Les luttes se développent sur les salaires.
Le 12 avril débuteront les discussions avec le gouvernement sur les retraites.
Dans la Fonction publique, le mal est tout aussi profond sur bien d’autres aspects.

Les suppressions massives d’emplois amoindrissant la qualité du service public rendu et détériorent gravement les conditions de travail des agents avec des conséquences particulièrement préoccupantes.

Les attaques contre le Statut, qui se multiplient, tendent à mettre un terme à l’impartialité et à la neutralité des fonctionnaires, garanties fondamentales pour le citoyen.

La réforme des collectivités territoriales, la suppression de la taxe professionnelle sont autant de mesures injustes, de reculs pour la démocratie et de lourds dangers pour le service public, pour les personnels et pour les usagers.

La loi HPST (Hôpital santé territoire), la T2A (tarification à l’activité) constituent des régressions majeures pour une politique de santé et d’action sociale solidaire et progressiste et conduisent l’hôpital public au bord du gouffre.

La REATE (réorganisation territoriale de l’Etat) ne vise qu’à adapter les structures de la Fonction publique de l’Etat aux coupes de l’emploi public et à instrumentaliser ses missions en faveur des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.

La loi de changement de statut de La Poste, l’ouverture de son capital, contre l’avis des postiers et des usagers, va accentuer la mise à mal le service public postal sur tout le territoire.

A partir du mois d’avril, des dossiers aussi incontournables que les salaires et le pouvoir d’achat, les retraites, les droits syndicaux, les agents non titulaires, feront faire l’objet de négociations intenses et serrées dans la Fonction publique.

Pour sa part, la CGT participera dans un esprit résolument offensif, en portant de nombreuses propositions.

Après les mobilisations du 21 janvier et du 23 mars, en s’appuyant sur les actions qui se développent quotidiennement dans de nombreux secteurs, c’est bien le renforcement du mouvement qui, plus que jamais, est indispensable pour revendiquer :

- Une forte augmentation des salaires et des traitements, assise sur la valeur du point et le rattrapage des pertes antérieures ;
- Une reconstruction de la grille indiciaire.
- Une meilleure prise en compte des qualifications et la garantie d’au moins le doublement du salaire de tous pour une carrière complète
- Le maintien et l’amélioration du régime des retraites de tous les agents de la fonction publique
- La fin immédiate des suppressions d’emplois et des créations partout où c’est nécessaire ;
- Le respect des missions publiques, ce qui passe obligatoirement par le retrait et l’abrogation de nombreux dispositifs législatifs et réglementaires régressifs et une véritable politique de réappropriation publique et de développement des services publics ;
- Un plan de titularisation, la restriction des possibilités de recours aux non-titulaires et l’amélioration de leurs droits.
- De meilleures garanties pour les contractuels

La CGT appelle les personnels et les usagers à :
- Amplifier les mouvements revendicatifs en cours
- se mobiliser le 20 avril dans les territoires
- se retrouver nombreux, privé/public, actifs/retraités le 1er mai dans les manifestations.
- Peser durablement par toutes les formes d’actions qu’ils décident pour gagner.

Montreuil, le 9 avril 2010

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 13:11

AMIENS

La police municipale en maladie

Le taux d'absentéisme est une des principales préoccupations à la municipale.

Un mois après la réorganisation dans la police municipale, un document interne sur l'état des troupes laisse perplexe. Il est constaté que l'absentéisme frôle les 30 %. En mairie, on estime que le rapport n'est pas fidèle à la réalité. Démenti de la CGT.

Depuis le 1er mars dernier, la police municipale a été entièrement réorganisée afin notamment que les effectifs assurent des missions davantage orientées sur la proximité. Raison pour laquelle les cinq postes de police de la ville ont été renforcés.

À la grande satisfaction de l'élue en charge de la sécurité, Émilie Thérouin pour qui cette réforme était nécessaire. « Imaginez, par le passé, il n'y avait que quatre gardiens de la police municipale pour Etouvie, Saint-Maurice et Renancourt. Il y en avait deux le matin et deux autres l'après-midi. À Amiens Nord, ils n'étaient que cinq. Désormais, il y a dix agents par poste. »

Mais l'adjointe au maire ne s'emballe pas. « Sur le papier, c'est bien. Mais on a un gros souci en matière de ressources humaines, notamment en ce qui concerne les arrêts pour longue maladie ».

 

50 % d'absentéisme à Etouvie

C'est donc le gros souci actuel à la police municipale et un récent document édité par les services de la mairie va dans le sens de cette inquiétude. Au poste d'Amiens Ouest (Etouvie), le taux d'absence atteint 50 %, il représente 30 % à Amiens Nord et 22 % au poste Est... pour prendre les chiffres les plus significatifs.

D'autres unités sont également fortement touchées comme l'unité de nuit avec 28,57 % d'absents ou l'unité Foires et marchés à 25 %.

Pour les agents de surveillance de la voie publique (ASVP), le document municipal révèle des chiffres encore plus alarmants. Dans les postes Ouest et Nord, le taux d'absentéisme monte à 55 %.Des chiffres qui embarrassent le directeur du service sécurité et prévention des risques urbains, Loïc Résibois, qui, pourtant, dispose des mêmes statistiques que nous. « Nous sommes davantage aux alentours de 10 % d'absentéisme sur l'ensemble des services de la police municipale ». Et l'étude en notre possession ? « Elle a été réalisée sur une journée de travail, ce n'est pas fidèle à la réalité », poursuit le directeur.

Émilie Thérouin tentant de calmer le jeu. « Les arrêts de travail et les arrêts longue maladie étaient bien plus conséquents par le passé. Nous avons voulu mettre plus de clarté dans les missions des agents. Ces arrêts à répétition n'étaient pas un bon vecteur. Aujourd'hui, il y a moins de revendications de la part des agents. »

 

«On n'a jamais connu autant d'absences par le passé»

La réalité, Bruno Sacleux, représentant la CGT, semble la connaître aussi, surtout au poste d'Amiens Nord où il travaille. « Sur dix agents, il y en a trois en dépression et moi-même qui suis en détachement syndical. Sur un effectif de dix agents, ça représente 40 % d'absentéisme. Ce qui m'inquiète le plus, c'est qu'on n'a jamais connu autant d'absences de personnels par le passé. »

La mairie veut de « la proximité », Bruno Sacleux aussi, mais il n'y croit que moyennement. « Tous les gens en arrêt le sont principalement à Etouvie et à Amiens-Nord. Comment voulez-vous ensuite faire de la proximité dans ces quartiers sensibles ? »

La police municipale compte très exactement 71 agents. « Si on les mélange et qu'on modifie les missions, au final, ça fera toujours 71 policiers. Ça fait des années que nous disons que nous ne sommes pas assez nombreux. Des gens continuent de travailler à un rythme soutenu, en raison des absences multiples, et ils s'essoufflent ou sont à deux doigts de craquer. Les conditions de travail et le stress, c'est ce qui nous inquiète le plus. »

Bref, à la police municipale, les années passent, les réorganisations aussi... et l'ambiance ne semble guère s'arranger.

CHRISTOPHE BERGER

 

Source: Le courrier Picard

Jeudi 08 Avril 2010

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 13:09
 Amiens
La police municipale vue
par l'adjointe Émilie Thérouin

Grâce aux économies réalisées sur les tenues des policiers, l'accueil du poste de la rue au Lin pourra être réaménagé.

 
 
Une police plus proche de la population :

« Nous avons fait le choix d'une police de proximité. On veut en finir avec ce qui se faisait avant, à savoir empiler toutes les missions comme le stationnement, les écoles, les motards... Il n'y avait pas de mission très claire pour les agents. La population veut avoir un contact réel avec les municipaux, raison pour laquelle nous nous redéployons dans les postes de secteur. Nous voulons plus de prises de contacts avec les associations, les administrés, les commerçants. Il faut que les policiers aient la connaissance du terrain, puissent rétablir la vérité quand de fausses informations circulent dans un quartier, qu'ils récupèrent aussi des informations qui leur serviront dans leurs missions ».

La brigade de nuit maintenue :

« Une brigade travaille la nuit. Ce n'est pas une police d'intervention, c'est une unité de voie publique avec huit agents qui a, entre autres, pour mission de surveiller les 500 bâtiments communaux sur la ville d'Amiens. Il faut savoir qu'en moyenne, il y a huit déclenchements d'alarme par nuit dans ces locaux ».

80 000 € économisés dans les tenues :

« Cette année, nous avons décidé de proposer aux policiers de choisir leurs tenues, plutôt que de leur remettre un paquetage, sachant que par le passé, ils empilaient des vêtements dans les armoires. Vêtements qu'ils ne sortaient pas toujours. Grâce à ce système, on a économisé 80 000 €. Cette somme permettra, en partie, d'améliorer l'accueil du poste de police de la place au Fil, sachant qu'actuellement il n'y a qu'un interphone pour accueillir le public. Ça ne donne pas une bonne image de la police municipale ».

Renouvellement des agents tous les cinq dans les postes :

« On veut renouveler les agents tous les cinq ans dans les postes, qu'il y ait un turnover, afin d'éviter la lassitude et un certain confort dans un quartier. Pour autant, même si un policier occupe un poste de secteur, il se doit d'être polyvalent et d'être policier sur tout Amiens ».

Moins de patrouilles en voiture

« La voiture est nécessaire pour répondre aux appels des administrés. Mais l'essentiel, ce sont les patrouilles à pied ou à vélo, voire même dans les bus. Avant, la sécurisation des parcs se faisait en voiture, pour accéder dans certains chemins, c'était impossible. »

Bientôt du sport :

« Comme les nationaux, on souhaite que les policiers municipaux puissent pratiquer des heures de sport. À l'avenir, on prévoit des horaires pour du sport collectif, de la course à pied et de la natation ».

Une prime d'assiduité :

« J'aimerais instaurer une prime d'assiduité à la police municipale. C'est dommage d'en arriver là, mais à un moment donné, on tourne toujours sur les mêmes agents. Ce sont les mêmes qui bossent et ça ne date pas d'aujourd'hui. »

Opposée à la vidéo surveillance :

« Plus je connais la vidéosurveillance, plus je suis contre. Ce système élucide une affaire par mois, et encore ce ne sont pas les affaires les plus importantes. Quand on voit l'argent que ça coûte, je préfère largement mettre 50 policiers de plus sur le terrain, plutôt que d'installer 50 caméras supplémentaires à Amiens. Sans parler des personnels derrière les écrans. On a 48 caméras dans la ville et 18 à 20 écrans pour un opérateur. A moins d'avoir des yeux de mouche, on ne peut pas tout voir. »

 

Source: Le courrier Picard

Jeudi 08 avril 2010

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:44
Vers un grand 1er mai revendicatif


Les cinq organisations syndicales (CGT, Unsa, CFDT, FSU et Solidaires) réunis en intersyndicale mardi à Paris vont interpeller le gouvernement le 20 avril par un texte commun et des initiatives locales, qui serviront de tremplin à "un grand 1er mai revendicatif".

Les syndicats vont adresser le 20 avril une "déclaration commune pour interpeller le président de la République pour le sommet social" prévu fin avril début mai


A l’issue du point de presse dans les locaux de la CFDT, Nadine Prigent, secrétaire confédérale qui conduisait la délégation CGT a souligné : "Nous avons besoin de rassembler, d’élargir, on souhaite un engagement le plus uni possible" dans la perspective d’organiser "un grand 1er mai revendicatif".

"Nous voulons réussir une mobilisation au-delà de nos réseaux militants sur les questions d’emploi, de pouvoir d’achat et de retraites, pour que les mobillisations soient le relais de ce qui se vit", a déclaré Marcel Grignard (CFDT)


Pour Jean Grosset (UNSA), "le 23 mars a prouvé que la mobilisation et le rapport de force passent par l’intersyndicale. On souhaite (faire) le 1er mai (mieux que) ce qui a été fait ce jour-là".

 
 
  Pour voir la vidéo, cliquez sur le lien ci dessous


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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:38

Après le 23 mars...

Vers d'autres rendez vous


« Comparaison n’est pas raison » dit l’adage… plus vrai que jamais lorsqu’il s’agit d’examiner le mouvement social. En effet, se borner à compter les pieds qui foulent le pavé, puis les diviser par deux pour obtenir un nombre de manifestants, ne saurait rendre compte de l’état d’esprit des salariés. Pas plus que de comparer l’ampleur de cette journée interprofessionnelle de ce mardi 23 mars avec les manifestations de l’année dernière.

 


Cette mobilisation, qui aurait pu être encore plus forte sans quelques dissonances syndicales, est venue confirmer le message envoyé par les élections régionales à l’exécutif. On a en effet trop peu parlé du social durant cette campagne électorale, alors que dans les entreprises le bouillonnement revendicatif ne se dément pas depuis plusieurs mois. Qu’il s’agisse de défendre les emplois menacés par les restructurations et les délocalisations, les missions entamées et remises en cause par la Révision Générale des Politiques Publiques, les salaires gelés et individualisés, les salariés bougent. Les conflits qui marquent la période ont comme constante l’unité syndicale et la forte détermination.


Il n’est qu’à voir par exemple les luttes pour les salaires chez Thales ou dans de grandes cliniques privées pour s’en rendre compte. Incontestablement, ça bouge beaucoup en ce moment dans le secteur privé et dans l’industrie. Ça bouge beaucoup à l’occasion des négociations annuelles obligatoires et ces conflits permettent à de nombreux ingénieurs cadres et techniciens d’exprimer leurs revendications. Ainsi mardi dernier on a beaucoup vu de banderoles du privé et beaucoup de coquelicots de l’UGICT-CGT dans les cortèges.


Si les échéances politiques sont hélas marquées par une abstention inquiétante, le moins qu’on puisse dire est que le corps social est loin de renoncer à s’exprimer et les salariés marquent à l’évidence une forte disponibilité pour agir. Ils ont envie de le faire dans l’unité pour gagner en efficacité. Cette journée du 23 mars devrait avoir des suites dont les organisations syndicales vont discuter ce mardi. Il le faudra car le chef de l’État n’a apporté aucune réponse après la déroute électorale et après une journée qui a vu 800 000 personnes descendre dans la rue dans 180 manifestations. Dans une déclaration de quelques minutes il s’est contenté mercredi de donner des gages à son électorat désorienté en lui annonçant la poursuite des réformes pour lequel il prétend avoir été élu. Toute la presse a d’ailleurs entendu mercredi une sorte de rappel aux fondamentaux.


Or c’est bien le contenu de ses réformes qui est contesté. C’est bien parce que les projets du gouvernement en matière de retraites s’annoncent lourds de menaces que les salariés s’inquiètent, se mobilisent. Dans cette effervescence sociale, le patronat n’est pas exempté de devoir apporter des réponses par l’ouverture de vraies négociations. Il dépendra beaucoup de la détermination unitaire des syndicats à créer de nouveaux rendez-vous permettant de faire converger et grandir les luttes revendicatives.

 

 

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