Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 21:41

 

Harcèlement sexuel

Vite une nouvelle loi !

Le monde du travail est décidemment très dur pour les femmes. Aux inégalités de salaires, aux temps partiels imposés, à la précarité, aux carrières ralenties, aux retraites réduites, les lois existantes n’apportent pas de solution, faute d’être appliquées. Le harcèlement sexuel, autre forme de violence sexiste serait maintenant impuni !

L’ancien ministre et ancien député du Rhône Gérard Ducray, condamné en appel en 2011 pour harcèlement sexuel à trois mois de prison avec sursis avait accompagné son pourvoi en cassation d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) attaquant la loi sur le harcèlement sexuel. « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende », stipulait l’article incriminé. Il a été jugé trop flou :le 4 mai, les sages du Conseil constitutionnel ont rayé le délit du Code pénal. Avec effet immédiat.

Des centaines de procédures judiciaires risquent d’être annulées. Les victimes dont les procédures sont en cours voient ainsi s’ajouter des souffrances supplémentaires à celles qu’elles ont subies du fait des comportements inadmissibles de collègues, souvent leurs supérieurs hiérarchiques.

L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) qui milite pour un durcissement de la loi, demandait l’abrogation de ce texte, mais de manière différée afin d’éviter tout vide juridique.

Avec de nombreuses associations, collectifs, syndicats, la CGT exige de nouveaux droits, une nouvelle loi, dès le début de la prochaine législature : ce sont les harceleurs qui doivent se sentir en danger !

Au contraire plus aucune personne harcelée ne doit se sentir isolée, sans défense. Sur le lieu de travail, c’est une affaire syndicale avant d’être judiciaire.

Par syndicat cgt O&E territoriaux d'Amiens-Métropole
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 21:36

Protection sociale et système de santé

L’urgence d’une réforme d’ampleur

Notre système de santé va mal. Face à ce constat, les enquêtes rappellent que la santé est une des préoccupations majeures des Français, en troisième position après les salaires et l’emploi. Un thème qui doit s’imposer dans le débat pour les élections présidentielles.

Depuis des années, la CGT dénonce cette situation et avance des propositions concrètes pour une réforme qui s’appuie sur les deux piliers sur lesquels doit s’organiser notre système de santé : le service public et une protection sociale solidaire.

La première proposition est celle de la démocratie face aux lobbies catégoriels puissants qui trop souvent bloquent toute évolution. Le remplacement des Agences Régionales de Santé par des chambres territoriales de santé pour organiser une vraie démocratie sociale de proximité, en charge d’analyser les besoins et de faire des propositions. Une régulation administrée de l’installation des professionnels et la fin de la rémunération à l’acte, avec la suppression de tous les dépassements d’honoraires. Le regroupement des professionnels dans des centres de santé devient aujourd’hui incontournable.

Pour l’hôpital, il apparait indispensable d’abroger la loi « Hôpital, Patient, Santé et Territoire » et de supprimer la tarification à l’activité (T2A). Nous considérons que la santé ne peut être un service marchand, le conventionnement par la Sécurité Sociale des établissements de santé privés à but lucratif doit être supprimé.

Face au problème de la démographie des professions de santé, nous proposons un plan d’urgence pour l’emploi et la formation.

L’industrie pharmaceutique constitue également un enjeu majeur. La question de l’indépendance de la recherche est incontournable. Nous proposons donc qu’une structure nationale de santé publique soit chargée de définir les priorités de recherche et de contrôler les relations entre la recherche publique et l’industrie. Une politique de santé doit être « globale » et ne pas séparer ce qui relève de la santé au travail et de la santé publique. L’entreprise de démantèlement de la médecine du travail actuellement en cours doit donc être stoppée pour redonner à cette discipline un rôle central dans le système, notamment en termes de prévention.

Enfin se pose la question du financement qu’il faut remettre à sa juste place, après avoir défini ce qu’il faut financer. Aujourd’hui la Sécurité Sociale souffre d’un déficit de recettes. Nous avançons cinq propositions dont la mise en œuvre peut se faire immédiatement :

1. Une « double modulation » des cotisations sociales « patronales » suivant deux ratios. Le premier considère la masse salariale rapportée à la valeur ajoutée (lorsque la masse salariale augmente, le taux de cotisation diminue) ; le second rapporte les revenus financiers à la valeur ajoutée (lorsque le revenu financier de l’entreprise augmente, elle cotise relativement plus).

2. La remise en cause des exonérations de cotisations patronales qui ont connu une croissance exponentielle depuis les années 90 et représentent aujourd’hui plus de 30 Mds € par an.

3. La création d’une contribution sociale assise sur les revenus financiers des entreprises qui pourrait également inciter ces dernières à développer leurs investissements productifs, matériels comme immatériels (dépenses de formation en particulier).

4. L’institution d’un fonds de garantie des entreprises, afin de rembourser les impayés de cotisations qui occasionnent chaque année une perte de recettes pour le régime général de l’ordre de 2 Mds €.

5. La soumission à cotisations sociales dans les conditions de droit commun des revenus issus de l’intéressement, de la participation et des plans d’épargne d’entreprise (PEE).

La CGT souhaite vivement qu’un grand débat national soit lancé sur cette question afin de préserver et de développer un système qui, depuis 1945 sur la base des principes fixés par le Conseil national de la résistance, a fait la preuve de son efficacité et que les tenants des thèses néolibérales n’ont eu de cesse de vouloir détruire depuis le début des années 1980.

Par syndicat cgt O&E territoriaux d'Amiens-Métropole
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 21:27

Place aux revendications

 et

aux luttes !

10 MAI 2012 - Communiqué de la Fédération CGT des Services publics

La défaite de Nicolas Sarkozy, voulue par la CGT, et l’élection d’un nouveau président créent un nouveau contexte au plan revendicatif.

Après de longues années de régression sociale, alors que le populisme d’extrême droite progresse partout en Europe, notre pays doit impérativement renouer avec les conquêtes sociales.

Réunie de jour, la Commission exécutive de la Fédération CGT des Services publics se félicite de la défaite du candidat du patronat et des privilégiés, de ses idées antisociales, de son entreprise de division du pays, de sa politique de la main tendue aux partisans de la haine de l’autre.

La CEF estime que si le changement de présidence crée une situation a priori plus favorable à l’aboutissement des revendications, la construction du rapport de force n’en reste pas moins la tâche la plus urgente pour le syndicalisme.

C’est pourquoi elle appelle ses syndicats à faire partout grandir les luttes, à continuer d’alerter les personnels sur la dangerosité du programme antisocial et antirépublicain du FN, et à interpeller les candidats aux législatives sur les dix exigences de la CGT et les enjeux propres à notre champ professionnel, notamment ceux exposés dans les vingt questions que nous avons adressées aux candidats à l’élection présidentielle.

La démocratie sociale doit être profondément renouvelée pour garantir un dialogue social productif respectant la confiance accordée aux syndicats dans le cadre des élections professionnelles.

S’agissant de la Fonction publique et de son versant territorial, la Fédération CGT des Services publics estime que les revendications suivantes sont prioritaires et doivent être urgemment satisfaites :
- Augmentation de la valeur du point d’indice permettant dans un premier temps de rattraper les pertes accumulées de pouvoir d’achat,
- Abrogation de la réforme territoriale,
- Rétablissement plein et entier du droit à la retraite à 60 ans,
- Titularisation des non titulaires occupant des postes correspondant à des besoins permanents,
- Abrogation du jour de carence dans la Fonction publique,
- Rétablissement de la cotisation CNFPT à 1% de la masse salariale afin d’assurer le financement mutualisé de la formation professionnelle des agents de la FPT.

Le changement doit être marqué par de premières évolutions fortes. De nombreuses autres revendications devront être satisfaites dans les mois et les années qui viennent, en particulier en termes de développement et reconquête des services publics et de financement pérenne et solidaire des collectivités locales.

Première organisation syndicale dans la Fonction publique territoriale, la Fédération CGT des Services publics est résolue à agir en ce sens, dans l’unité syndicale la plus large possible.

Forte de ses propositions, disponible pour la négociation, la Fédération, avec ses syndicats, est convaincue que le rapport de force, la syndicalisation et les luttes demeurent les conditions indispensables pour gagner sur les revendications.


Par syndicat cgt O&E territoriaux d'Amiens-Métropole
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 21:19

Lettre électronique

des élu-e-s Cgt CNRACL

 n°9 (avril 2012)

CA et commissions mars 2012

PDF - 230.5 ko
Lettre électronique des élu-e-s Cgt CNRACL n°9 (avril 2012)
Par syndicat cgt O&E territoriaux d'Amiens-Métropole
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 21:15

Perte valeur point d’indice/inflation depuis le 01/01/2000

Ci-joint, arrêtés à mars 2012 et sur le même document :
- Evolution du pouvoir d’achat du point d’indice net majoré (INM) depuis le 1er janvier 2000
- Pertes de pouvoir d’achat sur le salaire indiciaire depuis le 1er janvier 2000 par catégorie pour les échelons de fin de grade

PDF - 471.2 ko
Perte valeur point d’indice/inflation depuis le 01/01/2000
Par syndicat cgt O&E territoriaux d'Amiens-Métropole
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