Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 16:52

 

Y a-t-il une vie… après le travail ?

 

Tandis que les libéraux nous assurent ici que nous serions un peuple de « ramiers » tout juste bons à revendiquer leurs journées de RTT, en oubliant que nous sommes d’abord premiers de la classe pour ce qui est de la productivité horaire du travail, c’est la Corée du Sud qui est venue la semaine passée nous apporter un éclairage. Dans ce pays longtemps vanté pour les qualités besogneuses de ses habitants, on travaille 2112 heures par an, soit le plus fort contingent horaire des pays de l’OCDE.

 

Et la loi fixe à 52 heures le temps de travail hebdomadaire maximum. Mais une enquête du ministère du Travail a révélé que les ouvriers de la construction automobile passaient quelque 2.500 heures au travail chaque année, ceux de la métallurgie 2.400 heures. Selon un responsable gouvernemental, cela ne se traduit pas pour autant par une meilleure productivité. Alors que la crise frappe, y compris dans ce pays, le gouvernement a décidé de lancer une campagne d'inspection sur des milliers de lieux de travail pour réduire les longues semaines des salariés sud-coréens, dans l'espoir de créer de l'emploi, a annoncé jeudi le ministère du Travail. "Cette inspection est essentiellement destinée à la réduction du temps de travail supplémentaire. En même temps, nous espérons que ces mesures créeront de l'emploi". Voilà qui pourrait être une contribution à l’objectif préconisé par l’Organisation Internationale du Travail selon laquelle il faudrait créer quelque 600 millions d'emplois sur 10 ans afin d'assurer une croissance durable et maintenir la cohésion sociale.

 


Laurence Parisot et Nicolas Sarkozy pourraient bien très vite être dépassés, « has been » et ringards, eux qui ne cessent de prôner le « travailler plus ». On en voit chaque jour et chacun le résultat. Non seulement les promesses du « Travailler plus » inscrites dans la loi TEPA n’ont pas été tenues, mais les chiffres du chômage explosent tandis que les profits des entreprises grimpent. Ce chômage qui coûte si cher à toute la collectivité n’a pas que le prix des indemnisations, il a aussi un coût moral, social, sanitaire. Il exerce une pression insupportable sur ceux qui ont la chance d’avoir un emploi. Alors si évidemment, on peut se dire que les Coréens ont encore une grande marge de progrès, il est intéressant de les voir espérer que la RTT puisse créer de l’emploi.


Travailler moins, travailler mieux, travailler tous, voilà une idée, sachant que nous devrions aussi -et sans honte aucune- revendiquer notre droit à la paresse. Il y a une vie après le travail !

Par syndicat cgt O&E territoriaux d'Amiens-Métropole
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 16:06

Déclaration de la CES

sur le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire »

 

jeudi 26 janvier 2012

Adoptée par le Comité de direction de la CES le 25 janvier 2012

Les 8 et 9 décembre 2011, le Conseil européen a décidé de s’engager dans un accord international visant à renforcer la discipline budgétaire.

 Les gouvernements ont estimé que le renforcement des obligations budgétaires ferait reprendre confiance aux marchés et sauverait l’euro.

 La décision a été suivie par des négociations intenses et semi-secrètes afin de parvenir à un accord pour la fin du mois de janvier 2012.

 Le processus de négociation a ignoré le contrôle démocratique qui devrait normalement caractériser toute réforme de l’Union, notamment en n’impliquant pas pleinement le Parlement européen. La CES déplore ce processus non démocratique et ses conséquences non démocratiques au niveau national.

Les dirigeants européens ont tort de croire qu’un nouveau traité restaurera la croissance et résoudra la crise de la dette souveraine sans le renforcement de la démocratie au niveau européen – avec notamment une participation totale des partenaires sociaux aux niveaux européen et national – ni sans nouveaux engagements spécifiques sur les euro-obligations et la taxe sur les transactions financières.

Les nouvelles règles en matière de gouvernance économique ne devraient pas être dissimulées derrière des questions techniques par les dirigeants européens.

La CES s’oppose à ce nouveau traité. Bien que nous soyons en faveur de règles communes et d’une gouvernance économique, nous ne pouvons soutenir ces règles.

Nous sommes convaincus que les propositions du traité affaibliront l’Europe au lieu de la renforcer.

Le nouveau traité réduira le soutien de la population pour l’intégration européenne, ralentira la croissance et augmentera le taux de chômage.

1) Sans investissements durables pour la croissance, les mesures d’austérité ne résoudront pas la crise de l’euro et de l’emploi, elles ne rassureront pas non plus les marchés financiers.

2) Entériner dans les constitutions ou législations nationales un respect strict des règles de déficit public ne fera qu’aggraver la crise actuelle.

3) Pour revenir à des comptes publics équilibrés, il est nécessaire d’adopter une approche à long terme comprenant des politiques fiscales justes, une taxe sur les transactions financières, une lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, une mise en commun partielle de la dette, une intervention adéquate de la Banque centrale européenne (BCE) et un contrôle rigoureux du secteur financier.

4) Le besoin de gouvernance économique est utilisé comme un moyen de restreindre les mécanismes et les résultats des négociations, d’attaquer les systèmes de relations sociales, et d’imposer une pression à la baisse sur les niveaux de salaires négociés par convention collective ; d’affaiblir la protection sociale et le droit de grève, et de privatiser les services publics.

 La CES résiste activement à ces attaques qui, les unes après les autres, risquent de démanteler un modèle social unique au monde.

Les initiatives allemandes telles que l’Agenda 2010 et l’augmentation de l’âge de la retraite, qui se sont avérées mauvaises et dommageables au niveau social, ne devraient pas être imposées aux autres pays européens.

5) Afin de faire de l’intégration européenne une réussite, elle doit être un projet positif qui apporte un progrès social et des emplois plus nombreux et meilleurs. C’est pourquoi la CES réitère sa demande pour qu’un Protocole social soit intégré aux traités européens.

Le nouveau traité ne fait que stipuler la même chose : l’austérité et la discipline budgétaire.

 Il obligera les États membres à mener des politiques fiscales procycliques préjudiciables, qui donnent la priorité absolue aux règles économiques rigides à une époque où la plupart des économies sont toujours faibles et où le taux de chômage atteint des niveaux intolérablement élevés. Cela engendrera une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail, un contrôle et des sanctions. Les gouvernements qui ne parviennent pas à se conformer au pacte budgétaire seront traduits devant la Cour de justice européenne, qui pourra imposer des sanctions.

Le nouveau traité ne répondra pas au problème clé de la zone euro : en dehors de la BCE, il n’existe aucune institution qui dispose de suffisamment de liquidités pour arrêter une obligation dirigée sur des membres individuels de la zone euro, avec une obligation qui déborde et contamine le reste de la zone.

 Contrairement aux banques, les gouvernements de la zone euro ne disposent pas de « prêteur de dernier ressort » pour mettre fin au comportement grégaire irrationnel, mais auto-réalisateur du secteur financier.

En outre, la mise en œuvre pratique de ce nouveau traité pose plusieurs problèmes. La façon dont le déficit « structurel » sera défini n’est pas claire. Il en va de même pour le taux d’intérêt et le taux de croissance potentiel qui seront utilisés pour calculer la viabilité budgétaire à moyen terme.

L’Europe a besoin d’une union économique différente avec une forte dimension sociale basée sur les principes suivants :

• Un mandat plus clair pour la BCE. L’objectif de la BCE devrait être de promouvoir la stabilité des prix, le plein emploi et la convergence des conditions financières des États membres. La BCE ne devrait pas seulement avoir la possibilité, mais aussi l’obligation d’agir comme un « prêteur et acheteur de dernier ressort » pour la dette souveraine.


• Une mise en commun partielle de la dette au travers des euro-obligations.


• Une clause de sauvegarde salariale qui impose le respect total de l’autonomie des partenaires sociaux pour négocier collectivement et éviter que le pacte social s’immisce dans le domaine des salaires, des systèmes de négociation collective, d’action et d’organisation collective. Les salaires ne représentent pas un frein à l’économie, mais en sont le moteur.


• Des dispositions pour protéger la croissance : l’exclusion des investissements publics qui soutiennent la croissance de la « règle d’équilibre budgétaire », la sauvegarde du secteur des recettes publiques en s’engageant pour lutter contre la concurrence, la fraude et l’évasion fiscales, un rôle structurel pour le dialogue social européen pour éviter une mise en œuvre aveugle des règles économiques rigides qui nuiraient à l’économie.

• Un Protocole de progrès social doit être joint aux traités européens pour garantir le respect des droits sociaux fondamentaux.

Par syndicat cgt O&E territoriaux d'Amiens-Métropole - Publié dans : textes
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 15:45

PM Infos janvier 2012

 

- Compte rendu de la réunion de la commission « Statut » de la CCPM 20/01/2012

- Compte rendu de la réunion de la commission « Equipement » de la CCPM 20/01/2012


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PM INFOS Janvier 2012
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 15:01

JOURNÉE D’ACTION EUROPÉENNE SYNDICALE le 29 FEVRIER 2012

 

Face à une situation économique et sociale qui se dégrade et avec le durcissement de l’austérité comme seule réponse de la part des dirigeants européens, la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une journée d’action européenne le 29 février, à la veille du Conseil européen. Les syndicats européens se mobiliseront partout en Europe pour que le travail et la justice sociale soient au centre des priorités politiques.

Les syndicats européens se sont réunis aujourd’hui, à Bruxelles, pour apporter une réponse forte et coordonnée face à la dégradation de la situation économique et sociale.

À l’appel de la CES, une journée d’action européenne sera organisée le 29 février, à la veille du Conseil européen. Les organisations syndicales européennes mèneront des actions dans leurs pays pour alerter sur la gravité de la situation. L’emploi et la justice sociale ne doivent plus être les oubliés des agendas européens.

Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES a déclaré : « Le syndicat européen se mobilise pour dire que « trop c’est trop », les mesures d’austérité ne sont pas la seule réponse à la crise. Au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux. Le projet de traité international qui sera à l’ordre du jour du Sommet de la semaine prochaine renforce l’austérité.

Son seul objectif est de réduire au maximum les déficits publics quels qu’en soient les impacts sociaux.

 On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de monde.

 Pour les syndicats européens, ce traité doit comporter un volet social fort. Même si l’équilibre budgétaire est nécessaire, la rigueur seule accroît les déséquilibres. C’est une politique de relance par l’investissement qui doit être privilégiée ».

Les photos du rassemblement syndical et de la conférence de presse sont disponibles à l’adresse : http://www.flickr.com/photos/etuc-ces
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 21:31

Le refus du chantage à l’emploi
et de la TVA sociale

 

La CGT a été reçue avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales par le président de la République pour évoquer la situation économique et sociale ce mercredi 18 janvier 2012 (lire le communiqué de la CGT). Pendant ce temps, la CGT a mobilisé dans quelques 70 départements.

 

pour voir les vidéos:

http://www.cgt.fr/Le-refus-du-chantage-a-l-emploi-et.html

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